Il
était assis dans sa chambre, ses yeux fixant sans ciller le sol, regardant sans
vraiment voir le parquet en dessous de ses pieds, absorbé dans ses pensées.
Drago
Malefoy n’appréciait aucunement l’ambiance morose régnant sur le Manoir. Il
savait. Il savait pertinemment que la guerre finale allait s’enclencher, un
jour où l’autre. Il sentait qu’elle s’approchait, de plus en plus rapide, de
plus en plus avide d’emporter avec elle des milliers de victimes, et il ne
voulait pas, ne pouvait pas y prendre parti.
Il
était, au plus profond de son être, contre Voldemort.
Selon
lui, la Marque des Ténèbres ne faisait pas le Mangemort. Il y avait beaucoup
plus important pour tenir un rôle dans l’armée du Seigneur des Ténèbres :
Il y avait avant tout la foi. La foi en Voldemort. Puis venait la soif.
La soif du pouvoir, du meurtre, de la vengeance. Une soif qui, il ne le savait
que trop bien, engendrait perte après perte dans le monde sorcier.
Mais
il y avait aussi la peur. La peur de la colère de Voldemort, des
horreurs qu’il pouvait faire quand l’envie lui prenait. Drago se disait que
tous les Mangemorts –excepté Bellatrix- n’avaient rejoint les rangs de
Voldemort que par peur, si ce n’est aussi d’en tirer quelque profit, et de
garder leur précieuse vie en sécurité au près du plus grand mage noir de
l’histoire.
Contrairement à
lui, qui n’avait suivi cette voie sombre que pour protéger les êtres chers à
son cœur. Pour protéger son père qui s’était attiré les foudres de Voldemort
après l’échec de sa mission d’il y a deux années. Pour protéger sa mère, une
femme épuisée par la tristesse et l'amertume du sort qui
s'était abbatu sur elle.
Les autres diraient que les Malefoys n'étaient que des Mangemorts parmi tant
d'autres, des lèche-bottees du grand Voldemort.
Lui dirait que les Malfoys n'étaient que cette famille sur laquelle le sort avait pris un malin plaisir à s'acharner.
Il avait beau être riche. Il avait beau posséder toute fortune qu'il demander. Il n'était pas heureux, et savait que même pour un Serpentard tel que lui, il craquerait un jour ou l'autre.
Un bruit de pas provenant du couloir le sortit de sa torpeur. Sa mère se tenait au seuil de la porte, son visage laissant apparaître un éffroi et un affolement qui ne lui était pas familier, ce qui eût pour rôle d'alarmer Drago au plus haut point.
-Qu'est-ce qu'il y a, maman?
-Drago, suis-moi.
-Pas avant que tu me dises ce dont il retourne dans cette maison! Riposta-t-il en haussant le ton. Je ne suis jamais au courant de ce qui se passe dans ce manoir. J'ai marre de toujours suivre les ordres sans comprendre!
-Parle moins fort, mon fils, ils pourraient t'entendre...Murmura-t-elle en lui secouant le bras.
-Qu'ils m'entendent! Qu'est-ce ça peut faire? Qu'est ce qu'ils peuvent me faire? Me torturer? ou pire. Me tuer? C'est déjà le cas dans ce manoir! Je passe mon temps à me torturer intérieurement, et si tu veux tout savoir, ça fait beaucoup plus mal que la torture physique ou le Doloris, et à force de me torturer je meurs à petit feu.
Il trouva étrange le fait que sa mère ne réponde pas. Il baissa la tête, Narcissa étant plus petite que lui, et remarqua qu'elle pleurait silencieusement, et il savait pourquoi. Il savait qur sa mère pleurait parce que ses mots à lui étaient plus que vrais. Il avait essayé de parler à la fois de ses sentiments et de ceux de sa mère. Il avait essayé de parler avec le courage d'un Gryffondor, la sagesse d'un Serdaigle, la loyauté d'un Pouffsoufle et la ruse d'un Serpentard, car peu lui importait dans un moment pareil les troubles que connaissaient les relations Inter-Maisons.
-Maman? Je suis désolé d'avoir craqué comme ça. Je sais que ce n'est pas digne d'un Malefoy.
-Je ne t'en veux pas. Je ne nie pas non plus que nous sommes tous dans une mauvaise impasse, Drago. Et s'il était question de dignité, je te rappellerais que nous nous sommes tombés bien bas depuis le retour du Seigneur des Ténèbres.
Il la serra dans ses bras, et se laissa aller à son tours à des sanglots silencieux. Avec sa mère, il pouvait toujours se lâcher, il pouvait pleurer autant qu'il le désirerait et dire tout ce qu'il avait sur le coeur, elle ne lui en voudrait pas, tant qu'ils seraient à l'abri des regards.
-Que voulais-tu me dire, Maman?
La question de Drago sembla sortir Narcissa de son état second, et ses traits s'affaissèrent pour laisser place à de l'hésitation sur son visage, maintenant qu'elle assimilait ce que la réponse à cette question qui paraissait pourtant si simple allait lui imposer. Elle déglutit avant de répondre d'une voix tremblante mais ferme:
-Potter a été capturé par des rafleurs qui l'ont emmené ici de for-
-Quoi?
-Laisse-moi terminer, au moins. Mais ils ne sont sont pas totalement sûrs que c'est bien lui. Tu sais aussi bien que moi qu'ils doivent etres certains.que c'est le vrai Potter qu'ils ont sous la main,.sinon la colère du Seigneur n'épargnera aucun d'entre nous.
-Je t'avais bien.dit que je m'en fichais.
Qu'ils capturent Potter ou pas m'est parfaitement égal. Quand à la colère de Voldemort, tu sais très bien qu'est-ce que j'en pense. La vie dans ce manoir est pire que la mort, et entre nous, ils me semble évident que je choisisse la dernière.
Il avait peur de voir la realite en face: Il ne s'en fichait pas du tout. La capture de Potter etait la nouvelle la plus importante de la jourmee, et desormais, c'en etait la seule qui occupait ses pensees.
Il eut un reniflement de mepris,.sans que sa mere sache a quoi il.pensait.
Son esprit vagabondait a des Kilometres de celui de sa mere, des milliers de questions s'entrechoquant dans sa tête.
Comment diable Potter s'est laissé prendre? Pour Drago, c'était un parfait crétin depuis toujours, mais il avait placé en Harry Potter tous les espoirs de vie qui lui restaient, et voilà que le sorcier se laisse aussi facilement capturer, mettant fin à tout espoir du monde sorcier.
Merlin seul savait comment les rafleurs avaient mis la main sur Potter. Quel idiot! Ils s'était fait capturer par des rafleurs! Et dire qu'il le croyait plus intelligent que ça, même pour un Gryffondor. Il devait avoir l'esprit vraiment tordu pour se faire prendre par les sorciers les plus incompétents du monde. Saint Potter!
-Ou est-il, maman?
-Dans le salon. Je leur ai proposé ton aide. Tu le connais mieux que personne au Manoir, et toi seul peux nous dire si le garçon qu'ils ont apporté est le vrai Potter. Sinon, ils le laisseront partir, ou l'emmeneront au Ministère.
Une lueur malicieuse passa soudain dans les yeux du Serpentard. Alors comme ça, tout reposait sur ses épaules. S'il affirmait que c'était le vrai Potter, ils appelleraient Voldemort, et il dirait adieu au bonheur, qu'il avait tant cherché. Sinon, Potter pourrait peut-être vaincre, et il vivrait la consience en paix.
Il choisit la deuxième option. Après tout, rien ne pourrait être mieux que de vaincre Celui-qui-avait-fait-de-la-vie-des-Malefoy-un-cauchemar.
-C'est d'accord, maman. Allons jeter un coup d'oeil pour en finir au plus vite avec cette histoire.
Elle le prit par la main, et se dirigèrent ensemble vers le salon, non sans avoir séché leurs larmes au passage et affiché leur masque impassible, signe indéniable qu'ils
avaient appartenu à la maison de Salazar Serpentard.
Lui dirait que les Malfoys n'étaient que cette famille sur laquelle le sort avait pris un malin plaisir à s'acharner.
Il avait beau être riche. Il avait beau posséder toute fortune qu'il demander. Il n'était pas heureux, et savait que même pour un Serpentard tel que lui, il craquerait un jour ou l'autre.
Un bruit de pas provenant du couloir le sortit de sa torpeur. Sa mère se tenait au seuil de la porte, son visage laissant apparaître un éffroi et un affolement qui ne lui était pas familier, ce qui eût pour rôle d'alarmer Drago au plus haut point.
-Qu'est-ce qu'il y a, maman?
-Drago, suis-moi.
-Pas avant que tu me dises ce dont il retourne dans cette maison! Riposta-t-il en haussant le ton. Je ne suis jamais au courant de ce qui se passe dans ce manoir. J'ai marre de toujours suivre les ordres sans comprendre!
-Parle moins fort, mon fils, ils pourraient t'entendre...Murmura-t-elle en lui secouant le bras.
-Qu'ils m'entendent! Qu'est-ce ça peut faire? Qu'est ce qu'ils peuvent me faire? Me torturer? ou pire. Me tuer? C'est déjà le cas dans ce manoir! Je passe mon temps à me torturer intérieurement, et si tu veux tout savoir, ça fait beaucoup plus mal que la torture physique ou le Doloris, et à force de me torturer je meurs à petit feu.
Il trouva étrange le fait que sa mère ne réponde pas. Il baissa la tête, Narcissa étant plus petite que lui, et remarqua qu'elle pleurait silencieusement, et il savait pourquoi. Il savait qur sa mère pleurait parce que ses mots à lui étaient plus que vrais. Il avait essayé de parler à la fois de ses sentiments et de ceux de sa mère. Il avait essayé de parler avec le courage d'un Gryffondor, la sagesse d'un Serdaigle, la loyauté d'un Pouffsoufle et la ruse d'un Serpentard, car peu lui importait dans un moment pareil les troubles que connaissaient les relations Inter-Maisons.
-Maman? Je suis désolé d'avoir craqué comme ça. Je sais que ce n'est pas digne d'un Malefoy.
-Je ne t'en veux pas. Je ne nie pas non plus que nous sommes tous dans une mauvaise impasse, Drago. Et s'il était question de dignité, je te rappellerais que nous nous sommes tombés bien bas depuis le retour du Seigneur des Ténèbres.
Il la serra dans ses bras, et se laissa aller à son tours à des sanglots silencieux. Avec sa mère, il pouvait toujours se lâcher, il pouvait pleurer autant qu'il le désirerait et dire tout ce qu'il avait sur le coeur, elle ne lui en voudrait pas, tant qu'ils seraient à l'abri des regards.
-Que voulais-tu me dire, Maman?
La question de Drago sembla sortir Narcissa de son état second, et ses traits s'affaissèrent pour laisser place à de l'hésitation sur son visage, maintenant qu'elle assimilait ce que la réponse à cette question qui paraissait pourtant si simple allait lui imposer. Elle déglutit avant de répondre d'une voix tremblante mais ferme:
-Potter a été capturé par des rafleurs qui l'ont emmené ici de for-
-Quoi?
-Laisse-moi terminer, au moins. Mais ils ne sont sont pas totalement sûrs que c'est bien lui. Tu sais aussi bien que moi qu'ils doivent etres certains.que c'est le vrai Potter qu'ils ont sous la main,.sinon la colère du Seigneur n'épargnera aucun d'entre nous.
-Je t'avais bien.dit que je m'en fichais.
Qu'ils capturent Potter ou pas m'est parfaitement égal. Quand à la colère de Voldemort, tu sais très bien qu'est-ce que j'en pense. La vie dans ce manoir est pire que la mort, et entre nous, ils me semble évident que je choisisse la dernière.
Il avait peur de voir la realite en face: Il ne s'en fichait pas du tout. La capture de Potter etait la nouvelle la plus importante de la jourmee, et desormais, c'en etait la seule qui occupait ses pensees.
Il eut un reniflement de mepris,.sans que sa mere sache a quoi il.pensait.
Son esprit vagabondait a des Kilometres de celui de sa mere, des milliers de questions s'entrechoquant dans sa tête.
Comment diable Potter s'est laissé prendre? Pour Drago, c'était un parfait crétin depuis toujours, mais il avait placé en Harry Potter tous les espoirs de vie qui lui restaient, et voilà que le sorcier se laisse aussi facilement capturer, mettant fin à tout espoir du monde sorcier.
Merlin seul savait comment les rafleurs avaient mis la main sur Potter. Quel idiot! Ils s'était fait capturer par des rafleurs! Et dire qu'il le croyait plus intelligent que ça, même pour un Gryffondor. Il devait avoir l'esprit vraiment tordu pour se faire prendre par les sorciers les plus incompétents du monde. Saint Potter!
-Ou est-il, maman?
-Dans le salon. Je leur ai proposé ton aide. Tu le connais mieux que personne au Manoir, et toi seul peux nous dire si le garçon qu'ils ont apporté est le vrai Potter. Sinon, ils le laisseront partir, ou l'emmeneront au Ministère.
Une lueur malicieuse passa soudain dans les yeux du Serpentard. Alors comme ça, tout reposait sur ses épaules. S'il affirmait que c'était le vrai Potter, ils appelleraient Voldemort, et il dirait adieu au bonheur, qu'il avait tant cherché. Sinon, Potter pourrait peut-être vaincre, et il vivrait la consience en paix.
Il choisit la deuxième option. Après tout, rien ne pourrait être mieux que de vaincre Celui-qui-avait-fait-de-la-vie-des-Malefoy-un-cauchemar.
-C'est d'accord, maman. Allons jeter un coup d'oeil pour en finir au plus vite avec cette histoire.
Elle le prit par la main, et se dirigèrent ensemble vers le salon, non sans avoir séché leurs larmes au passage et affiché leur masque impassible, signe indéniable qu'ils
avaient appartenu à la maison de Salazar Serpentard.
[Fin]
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