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Un nouveau blog va être spécialement créé pour la longue fiction "Fuck what they think" (F.W.T.T)

dimanche 7 septembre 2014

Tout d'abord, une lettre.

Le monde sorcier est en fête, car Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom a été enfin réduit à néant par nul autre qu’Harry Potter. A Poudlard, le héros est acclamé par tout le monde.
A des centaines de kilomètres de là, un jeune homme encapuchonné a demandé un encrier, un morceau de parchemin et une plume dans un pub. 

« Potter,
Si un jour on m’avait dit que je t’écrirais cette lettre, j’aurais sûrement ricané, j’aurais envoyé balader celui qui aura osé prétendre ce fait, j’aurais piqué une crise, mais je n’aurais sûrement pas approuvé, sûrement pas.
Donc voilà, je me trouve dans l’obligeance de t’écrire aujourd’hui, puisque je sais qu’un jour ou l’autre, ils me trouveront ici, et n’hésiteront pas à me tuer. Je te dirai simplement ce que j’ai à dire, ni plus ni moins. Je pense que tu as vite deviné qui je suis. Tu es moins sot que je ne le pensais –suis-je en train de te complimenter, Potter ? Sûrement pas. Je ne saurais pas le faire même si ma vie en dépendait. Je te persécute depuis bien trop longtemps, et les anciennes habitudes sont parfois très difficiles à oublier-. J’ai toujours sous-estimé ta capacité intellectuelle jusqu’à quelques jours près. Jusqu’à ce que je sache pour les…horcruxes. Jusqu’à ce que tu triomphes.
Tu sais que chaque sorcier portant la Marque des Ténèbres sur son avant-bras est poursuivi. Pas pour les crimes qu’il a faits, mais pour le simple fait qu’il soit un Mangemort. Le Ministère tient à ce que nous soyons tous condamnés. Il préfère enfermer des innocents à Azkaban plutôt que d’entendre raison et d’organiser des procès.
C’est pour cela que depuis la chute du Seigneur des Ténèbres, je cours toujours. Mes parents n’ont pas voulu me suivre. Père croit que sa fortune résoudra ses crimes, et Mère n’a aucun problème contre la mort, elle dit qu’elle préfère quitter ce monde plutôt que de vivre encore plus de malheurs.
Je sais on ne peut mieux qu’ils réussiront à m’avoir. Je me contente juste de retarder ce moment jusqu’à ce que tu reçoives ma lettre. L’important n’est pas ta réaction ou ta réponse. L’important est que tu te rendes compte de ce que tu as ignoré, de mes sentiments refoulés depuis trop longtemps. Maintenant, je les laisserai refaire surface, juste pour te raconter mon histoire. Juste pour que tu saches à quel point les remords d’un homme peuvent être meurtriers.
J’ai fait tous les mauvais choix possibles. Dumbledore l’avait remarqué, et essayait de me le faire comprendre, mais en te traitant de sot, je ne me suis pas rendu compte que c’est moi qui l’était. Ce n’est que maintenant que je m’en rends compte, maintenant qu’il est trop tard de revenir sur mes pas.
Je ne dirai pas que tout ce qui m’est arrivé est à cause de toi, non pas parce que ce n’est pas une réalité, mais seulement parce que tu as eu beaucoup trop d’ennuis pour le reste de ta vie, et beaucoup trop de regrets, de remords. Je sais plus que je ne devine tes sentiments, Potter, je sais que tu te dis que tout ces gens sont morts pour toi, que tout est à cause de toi, et c’est pourquoi je ne te dirai pas que mon sort est de ta faute pour que tu ne pleures pas pour moi. Je déteste voir les gens avoir de la peine pour moi.
Notre histoire commence le jour où je t’ai tendu la main, où j’ai voulu devenir ton ami. Mon père ne cessait de me répéter que je devais bien choisir mes amis. Il m’a appris la grandeur. Plus jeune, il m’avait raconté ton histoire. Le célèbre Harry Potter, réduit le Grand Seigneur des Ténèbres au silence, âgé seulement d’un an. J’étais impressionné, tu incarnais la grandeur et la célébrité que je voulais avoir, et si je ne pouvais pas être toi, quel autre choix que de devenir ton meilleur ami ? Quel autre choix que d’être un frère pour toi, un second toi, ton autre moitié.
Je t’ai tendu la main, plein d’espoir, mais tu as refusé, tu as préféré ce Weasley à moi. J’étais triste et abattu, mais mon enfance m’avait appris à ne jamais laisser transparaître des sentiments vulnérables alors j’ai laissé ressortir mon amertume en forme de dégoût, de haine et de violence.
Si je t’ai martyrisé aussi mutuellement que physiquement pendant toutes ces années, c’est seulement par jalousie, non par hargne.
J’ai essayé de formuler la demande qui suivra pour la rendre moins personnelle, mais tout ce que je trouve à te dire c’est : Pardonne-moi, Potter. Excuse-moi pour tout ce mal que je t’ai fait.
Si la chute du Lord Noir m’a attiré toutes sortes de problèmes, elle a enthousiasmé le reste de la planète, alors je suis content pour vous plus que je n’ai peur pour ma propre vie. Et je te remercie Potter, car tu es l’auteur de toute cette joie. Estime-toi heureux d’être aimé par tout le monde, et n’aie pas pitié de moi.
Je n’ai semé sur le chemin de ma courte vie que haine et désespoir, je ne mérite pas mieux que l’enfer dans lequel je me trouve maintenant.
En essayant de protéger ma famille et mes amis, je me suis oublié moi-même et voilà que j’en paie le prix.
J’entends un groupe de pas au fond de la ruelle. Ils viennent pour moi, j’en suis sûre. Le barman a sûrement reconnu ma tête mise à prix. Il les a prévenus et ça ne me pose aucun problème. Mon seul souci était de t’écrire cette lettre, et me voilà parvenu à sa fin. Ils entrent dans le pub. Je vois le barman leur indiquer ma direction d’un mouvement de menton. Je les sens s’approcher. C’est la fin.
Adieu, Potter.
Drago Ma- »

Le lendemain matin, Harry Potter est réveillé par un hibou. Il a reçu un paquet qu’il ouvre précipitamment. Il contient un papier et une lettre. Harry décide de commencer par le papier.
« Monsieur Potter,
L’un des Mangemorts en fuite, Drago Malefoy, a été capturé hier aux environs de dix-huit heures du soir. Le criminel en question avait dans sa main un morceau de parchemin, et ne cessait de crier : ‘Donnez cette lettre à Harry Potter ! Je vous en conjure, c’est mon dernier souhait ! Donnez-la à Potter !’
Nous avons donc fait passer des tests sur l’objet en question, et il se trouve qu’il ne contient aucune trace de magie noire, ni de sorts cachés.  C’est pourquoi le dernier souhait de Monsieur Malefoy a été exécuté, la demande ne présentant aucun danger pour vous. La lettre est au fond du colis.
Avec tous mes sentiments distingués,
Kate Wide,
Chef du bureau des Aurors. »

Harry s’empara aussitôt de la lettre restée au fond du colis et s’assit sur son lit tout en la lisant.
Il fronçait ses sourcils à mesure qu’il avançait dans sa lecture, et ses joues rosies par le froid d'octobre commençaient à perdre leurs couleurs. Il n'aurait jamais cru que Malefoy réussirait à aussi bien se confier à quelqu'un, et encore moins à lui! Il n'aurait jamais pensé non plus qu'il lui parlerait comme ça, sans répliques cinglantes, sans le traiter des plus offensants surnoms qui soient comme "Le balafré" ou encore "Saint Potter", sans insulter ses origines ni celles de Ron ou d'Hermione. Et ceci lui allait droit au coeur. Il finit la lettre avec un pincement au coeur, puis, pris d'une soudaine alerte, Harry relut le dernier paragraphe, ainsi que la signature. Il comprit tout à coup. [i]Les aurors ont attrapé Drago Malefoy et il sera condamné à mort au plus vite.[i] Il descendit aussitôt les étages du square Grimmaud, en direction de la chambre de ses meilleurs amis, où il trouva une Hermione paisiblement entourée des bras de Ron. Il eut un pincement au coeur de les voir heureux ensemble alors que lui ne pouvait pas être avec Ginny. Il réveilla aussitôt Ron, perdu dans son sommeil malgré les agitations matinales de son meilleur ami. Ce dernier gémit et se fourra encore plus dans sa couverture en guise de réponse. Harry dût redoubler d'efforts pour que Ron se réveille enfin, maudissant son ami: -Qu'est-ce qui te prend, Harry? Il est 2H du mat'! -Urgence, Ron. Habille-toi, je réveille Hermione. -Pas la peine, Harry. Répondit Hermione sous la couverture. Ron m'a donné un coup de pied instinctif. C'est toujours comme ça quand il ne veut pas se réveiller. En d'autres circonstances, Harry aurait pouffé de rire puis tourné la tête en voyant Ron embrasser Hermione et lui fournir ses plus plates excuses, mais maintenant, il les regarda faire, sentant sa rage bouilllner de plus en plus en lui. -J'AI DIT QUE C'ÉTAIT UNE URGENCE, MERDE! Rugit-il. EPARGNEZ-MOI VOS AMOURETTES ET HABILLEZ-VOUS! NOUS DEVONS ALLER AU MINISTÈRE! -Au ministère? Demanda Hermione. Mais pourquoi faire, Harry? -Je vous en parlerai une fois en route. Cria-t-il en rejoignant sa chambre. Ron et Hermione échangèrent un regard perplexe et s'executèrent tandis qu'Harry, deux étages plus haut, déjà habillé, avait sa tête dans la cheminée. -Harry? S'exlama Kingsley Shacklebolt dans son bureau. Il venait de percevoir le visage de Harry dans la cheminée. -Bonjour Monsieur le Ministre. Je sais qu'il fait encore nuit, mais le besoin presse. -Ce n'est pas grave. J'avais prévu de régler des dossiers supplèmentaires cette nuit. Et que me vaut cette visite? -Simple curiosité: vous savez qu'ils ont attrapé Malefoy? Les Aurors. -Mais par Merlin Harry, je suis Ministre, bien sûr que je le sais. -Et quelle sentence a-t-il reçu? -Monsieur Malefoy a été condamné à mort par le baiser du Détraqueur, comme tous les autres Mangemorts. Il sera executé aujourd'hui, à l'aube. Je ne veux pas de détraqueurs dans le Ministère, mais Miss. Wide tient absolument à le voir mourir dans son bureau. -Vous êtes sérieux?! Mais Malefoy n'a commis aucun crime ni délit pendant sa vie entière! Il m'a même aidé quand nous avons été capturés par les Rafleurs. Et il va être condamné à l'aube, mais c'est à une demi-heure près! -Je ne suis pas sadique, Harry. Je n'ai jamais voulu voir quelqu'un souffrir, mais je me dois d'assurer mon rôle de Ministre de la Magie. Un Mangemort reste un Mangemort. Harry lui lança l'un de ses regards les plus noirs, puis disparut dans les cendres. Une demi-heure après, Harry Potter fait irruption au Ministère de la Magie, sèmant la zizanie parmi les employés et les visiteurs, courant dans les dédales du vaste endroit à en perdre haleine. Quelques secondes après, il ouvre la porte du bureau de la chef des Aurors et assiste au plus horrible spectacle de toute son existence. Hermione pousse un cri horrifié et la mâchoire de Ron semble s'être décrochée sous le choc. Devant le trio se trouve Drago Malefoy, ligoté, tapi sur le dos, par terre, les yeux fermés, un sourire paisible sur son visage, au dessus de lui, un Détraqueur sans cagoule qui s'approche dangeureusement du visage du jeune homme. Harry court jusqu'à la créature immonde, brandissant sa baguette d'où jaillit un magnifique cerf. Le temps semble se ralentir pour Harry. Le cerf donne un coup de bois au Détraqueur, qui s'envole par la fenêtre. Trop tard. Tout s'effondre autour d'eux. Tout le monde a vu l'âme du garçon blond le quitter avant que le patronus ne parvienne à éloigner la créature ténèbreuse de lui. Hermione pousse une lamentation déchirante. Ron ferme les yeux et secoue la tête de droite à gauche comme sa dénégation pouvait changer la réalité. Harry se précipite sur le corps sans vie de Drago, le défait de ses liens et le prend dans ses bras, ignorant les regards effarés de ses amis. Une larme coule douvement sur sa joue, puis d'autres en suivent. Drago pouvait être son ennemi autant qu'il le pouvait, Harry n'oubliait pas qu'il était humain comme eux, et qu'il avait mérité la vie qu'on lui a trop vite prise. Des heures passèrent ainsi, qui semblèrent à Harry être des jours, Drago toujours serré contre lui, le fantôme de son dernier sourire toujours gravé sur son visage. A chaque fois, Hermione et Ron s'effaçaient pour laisser entrer des employés du Ministère, pour emmener le corps sans vie. A chaque fois, Harry les envoyait paître. -VOUS AVEZ TUÉ UN INNOCENT, ET VOUS OSEZ VOUS PRÉSENTER DEVANT MOI?!?! IL RESTE MALFOY MAIS IL EST UN HOMME. VOUS ÊTES DES HOMMES COMME LUI ALORS VOUS N'AVIEZ PAS LE DROIT DE METTRE FIN À SES JOURS PAR SIMPLE DÉCISION? BÂTARDS! Hurlait-il. À chaque fois, ils rentraient bredouille.



mercredi 27 août 2014

Fonce, Ginny. Fonce.



A la tour de Gryffondor, la fête battait son plein, et moi, j’étais restée assise dans un fauteuil, près du buffet.
Alors que tout le monde s’amusait, moi, je l’attendais, je me faisais du souci pour lui. Rares étaient les paroles de mes amis que je comprenais. J’entendais quelques fois Dean ou Hermione m’inviter à danser avec les autres, mais je ne leur répondais qu’avec un sourire pas très convaincant à mon avis.
Je sirotais tranquillement ma bière-au-beurre quand Ron vint s’asseoir à côté de moi.
-Lav-lav n’est pas avec toi ? Demandai-je, l’esprit moins occupé qu’auparavant pour ne pas éveiller ses soupçons.
-Ferme-là, Ginny, et laisse-moi tranquille.
-Pourquoi ? Tu devrais l’appeler, c’es sûr qu’elle est en train de se faire du souci pour son Ron-Ron.
-Dommage, mais Lavande n’aime pas s’asseoir à côté d’abruties comme toi.
Je le vois porter sa main vers sa joue gauche, devenue écarlate suite à la claque que je viens d’administrer à mon crétin de frère, puis il me lance l’un de ses regards les plus meurtriers et s’enfuit vers son dortoir.
Quant à moi, je me lève à mon tour pour piquer des petits fours du buffet quand je sens plus que je vois le portrait de la grosse dame se retourner.
Au fond de moi, je sais de qui il s’agit. Je le sens. C’est lui. Lui, pour lequel je suis descendue à cette soirée. Lui, que j’attendais impatiemment depuis plusieurs heures sans que personne ne s’en rende compte. Lui, que j’ai aimé dès le premier regard, et que je pensais oublier en fréquentant d’autres garçons. Je n’ai pas pu l’ignorer, je n’ai pas pu le regarder sans imaginer dans ma tête qu’il m’aimait, que nous formions un magnifique couple qui ne se trahirait jamais.
Aujourd’hui, j’ai le sentiment que tout va changer. C’est pour cela que je suis ici, maintenant, en train d’attendre l’homme que j’aime. C’est maintenant ou jamais. Courage Ginny, courage. N’es-tu pas une satanée Gryffondor ? Alors fonce ! Montre-lui ce que tu ressens, ce que tu as toujours ressenti pour lui. Fais en sorte que ton rêve se réalise. Peu importe quelles seront les conséquences. Tu as vécu bien plus de dangers que ça. Si un basilic, un journal intime ensorcelé, ou encore Voldemort ne t’ont pas effrayé, pourquoi as-tu tant peur pour une simple histoire de cœur ? Fonce, Ginevra Weasley. Fonce.
Je me mets à bousculer tout ce qui se trouve dans mon chemin, que ce soit une table, des verres ou des personnes pour arriver au trou ouvert du portrait de la grosse dame pour enfin me jeter dans les bras de Harry.
Je le vois sourire, et sans comprendre pourquoi, je me mets à sourire, moi aussi. Et sans se soucier des cinquante paires d’yeux qui nous scrutent, il m’embrasse. Il m’embrasse avant que je n’aie pu lui déclarer mon amour. J’aurais rêvé de tout sauf ça. De tout, sauf le fait que mes sentiments vers Harry puissent être réciproques.
Et en cet instant, tandis que les lèvres de mon amant ne se décollent pas des miennes, je me sens presque invincible. Je ne me soucie ni du bruit de verres brisés, ni des gloussements de rire de Lavande, ni du regard pesant de mon frère qui me brûle le dos.

Tout ce que je voulais, c’est que ce moment ne finisse jamais.
[Fin]

Fiche de la fic: "Fonce, Ginny. Fonce"



Gryffondor a gagné la coupe de Quiddich. Ginny a 15 ans. Harry en a 16.
Elle est dans la salle commune. Tout le monde y est, la fête bat son plein, mais elle n'y prend pas parti. Son esprit divague à des lieues de la fête.
Qu'est-elle en train de se dire?

mercredi 13 août 2014

Fiche de la fic: Fuck what they think


Public: Déconseillé -12.
Résumé:

Aludra Cooper et Sirius Black ont Dix-sept ans, et passent leur dernier Noël à Poudlard.
Elle s'ennuie.
Il sombre dans ses pensées et ses remords.
Jusqu'au jour où Aludra décide de briser la glace.


Personnages: Aludra Cooper, Sirius Black, les Maraudeurs.
Genres: Comédie/Humour, Romance/ Amour.
Langue: Français.
Warnings: Lime, Lemon soft.
Nombre de chapitres: 1 (Terminé: Non)
Publié depuis le: 12/08/2014.


mardi 12 août 2014

Fic Cadeau: Fuck what they think


[News]: Retrouvez Fuck what they think dans un nouveau blog spécialement conçu pour cette fiction.


Dehors, la neige tombait dru. Aludra, légèrement frigorifiée, tira un peu plus sur son manteau pour se réchauffait.
C'était un 22 Décembre, et elle avait préféré passer ses vacances de Noel à Poudlard. Elle avait voulu découvrir comment se déroulaient ses festivités dans l'école de la sorcellerie qu'elle considérait comme sa deuxième maison.
Mais, malencontreusement, tous ceux qu'elle connaissait étaient partis chez leur famille, chose qu'elle n'avait pas du tout prévu. Et la voilà maintenant seule dans la tour de Gryffondor, maudissant son choix, en train de geler malgré le mince réchauffement que lui procuraient ses habits.
Autour d'elle, une demi-dizaine d'élèves jouaient et riaient ensemble, sauf l'un deux qui était tapi tout seul devant la cheminée. Sirius Black était le seul septième année qui, comme elle, semblait avoir eu la mauvaise idée de rester à Poudlard. Elle ne savait pas pourquoi, mais il semblait en proie à un profond malheur, contrairement aux jours de cours quand il était accompagné par les autres Maraudeurs. Aussi décida-t-elle d'aller lui parler un peu, pour mettre fin au malheur du jeune homme et à son propre ennui.
Elle se dirigea à vive allure vers Sirius, et s'assit à côté de lui, face à la cheminée ou crépitait un feu sans arrêt, mais ce dernier ne sembla pas le moindre du monde lui prêter attention.
-Black?
Aucune réponse.
-Sirius?
-Quoi encore?
-Ça va?
-On peut dire ça comme ça. Tu peux n'en aller, s'il te plait? 
Aludra afficha un air consterné et quitta les lieux. Elle était tellement en colère contre l'attitude du Maraudeur qu'elle ne prêta même pas attention à l'endroit ou elle se dirigeait. 
Elle entra au dortoir, et retomba sur le premier lit qui lui tombait sous la main, s'abandonnant à la solitude. 
Au bout d'un moment qui lui parut durer une éternité, elle sentit ses paupières s'alourdir et s'abandonna à un sommeil sans rêve. 

Il était presque le coucher du soleil quand elle ouvrit un œil, puis deux, remarquant qu'une silhouette floue était assise sur le lit d'abord côté.
C'était impossible. Normalement, ce dortoir n'était que pour les filles de septième année, et depuis le début des vacances, elle seule l'occupait.
-Qui êtes-vous? Et que faites-vous ici?
-Je pourrais te retourner la question. Lui répondit une voix d'homme qu'elle avait l'impression de connaître. Ici, c'est mon dortoir.
-B…Black?
Aludra se sentit rougir jusqu'au cou, et se releva pour quitter l'endroit où ces traitreux pieds l'avaient amenée.
A peine fit-elle un pas vers la porte qu'elle sentit deux bras forts la prendre par les épaules et la tirer en arrière.
Ses minces tentatives pour se détacher ne l'empêchèrent pas de se retrouver assise a cote de Sirius Black qui ne la lâchait toujours pas.
-Mais qu'est-ce que tu me veux, Black?
-Tu ne m'appelles plus Sirius, maintenant?
-Tu viens de m'envoyer balader il n'y a pas cinq minutes de cela et-
-Cinq heures. Pas cinq minutes. Je te rappelle que tu es tombée dans les bras de Morphée.
-Peu importe. Et maintenant tu te mets en travers de mon chemin? Qu'est-ce qui te prend, à la fin?
-Je voulais juste...m'excuser pour ce que je t'avais dit tout à l'heure. Je ne le pensais pas vraiment. C'est juste que j'étais profondément plongé dans mes pensées et tu-
-Je comprends. Je ne t'en voulais pas du tout. Mentit-elle.
-Merci...euh...Comment tu t'appelles déjà?
-Tu sais remonter le moral, toi. Aludra. Aludra Cooper.
-Ca alors! Ton prénom est celui d'une étoile qui appartient a la constellation de Canis Major.
-Oui, et alors?
-Le mien aussi. Sirius est la plus grande étoile de cette même constellation, et Aludra se trouve juste à cote.
-Ah...Super coïncidence, hein? Mais je dois te laisser, je dois aller à mon dortoir pour me changer, il fait froid.
-D'accord. Au revoir.
-Au revoir, Black.
En un clin d'œil, Aludra fut dans son dortoir et enfila des mitaines pour la tenir au chaud avant de descendre à la salle commune pour faire son devoir de DCFM.
Il était Six heures précises du matin quand Aludra ouvrit les yeux. Elle prit sa douche, enfila ses plus chauds vêtements et descendit à la salle commune, scrutant le tableau d’affichage et constatant avec joie que la sortie à Près au Lard était programmée pour le jour même.
Elle continua son chemin jusqu'a la Grande salle, ou elle s'installa a cote des Gryffondors.
Elle était en train de déguster son deuxième morceau de bacon quand elle sentit une lourde masse tomber sur le banc a sa gauche.
-Bonjour Cooper.
-Bonjour Black.
-Bien dormi?
-Ouais, un peu. Et toi?
-Encore une nuit blanche, comme toutes les nuits de ma vie.
-Pourquoi? N'arrives-tu pas à dormir?
-Mon esprit est trop occupé pour se permettre de dormir.
-Occupé  par quoi?
-Par des horreurs que tu n'as sans doute pas vécues, heureusement pour toi.
Elle ne répondit pas, interloquée. Elle avait terriblement pitié de Sirius Black, et se contenta de lui serrer amicalement l’épaule droite en signe de réconfort.
-Désolé de t'avoir fait passer ma mauvaise humeur, Cooper.
-Non, non, ne t'inquiète pas. Ce n’est rien.
-La sortie à Près au Lard est prévue pour aujourd'hui.
-Je le sais bien.
-Je me disais que tu...pourrais...heu…venir avec moi pour me faire pardonner.
-Est-ce une façon pas très subtile de me demander de sortir avec toi?
-Non, bien sur que non. Je ne pensais pas du tout à cette tournure de ma demande.
-Non, merci. Comme disent les Moldus: "Mieux vaut être seul qu'être mal accompagne."
Si la Gryffondor ne s'était pas retourné pour regarder Rusard faire irruption dans la Grande Salle et chuchoter une brève Réplique au directeur, elle aurait remarqué l'air consterné de Sirius, qui s'empressa d'afficher son masque normal.
-Bon, eh bien, puisque tu préfères être seule, je me vois dans l'obligeance de te laisser. Fit-il avant de passer un pied au dessus du banc.
Aludra, qui avait l'esprit vif (n.d.a: C'est normal pour une Gryffondor), attrapa le bras droit de Sirius aussi fermement qu'elle put.
-Attends! Implora-t-elle d'une voix neutre. Je te faisais marcher, c'est tout. Après tout, tu le mérites. J'ai parfaitement le droit de te rendre la pareille.
-Tu ne serais pas un peu Serpentarde, toi? Demanda-t-il en s'asseyant.
-Si. Le choixpeau fallut de peu m'y envoyer. Et en voyant la mine sinistre de son interlocuteur, elle s'empressa d'ajouter: N'aie pas des préjugés me concernant. Je n'ai jamais aime les Serpentards.
-Je sais que tu es au fond de toi une bonne personne. Ca se voit. Je l'ai su depuis que tu m'as demande si j’allais bien dans la salle commune.
-Merci.
-Je te retrouve a la salle commune a 14h cet après midi?
-Heu…je n'ai pas encore bouclé mon devoir de DcFM.
-15h?
-Va pour 15h.
La conversation s'arrêta la et tous deux se dirigèrent vers leurs dortoirs respectifs après avoir mange copieusement.
Sirius était allonge sur son lit rouge, les yeux fermes, son esprit divagant dans le vide, et n'entendit pas les coups qui frappaient a la porte, ni la fille aux cheveux châtain entrer réprimant une grimace d'agacement.
-Black? BLACK!
-Cooper! Mais qu'as-tu a crier comme ça?
-Sais-tu quelle heure est-il?
-14h et quelques...
-Il est 15:30 et monsieur est encore en train de rêvasser. Si tu espérais te faire pardonner, eh bien c'est raté!
-15:30?! Je suis vraiment désolé, Cooper. Je me change sur le champ et je te rejoins.
-D'accord. Je suis en bas.
Sirius ouvrit son armoire a la volée, s'habilla en deux temps trois mouvements, et descendit a la salle commune après avoir mis la carte du Maraudeur dans la plus grande poche de son jean.
Aludra attendait le Gryffondor en tapant des pieds. Elle ne supportait pas qu'on la fasse marcher, ni attendre. Quelle malchance! Pour une fois que quelqu'un essayait de la sortir de son ennui, il fallait qu'il soit lui-même un tête-en-l'air.
Elle appréciait sincèrement les efforts que faisait Sirius Black pour lui épargner sa solitude, aussi se promit-elle au plus profond de sa personne de lui rendre la pareille. Et malgré les efforts qu'elle faisait pour l'oublier, elle se rappelait toujours ce frisson qui l'avait parcouru quand le jeune homme l'avait prise par le bas.
Elle sentit soudain une main sur son épaule, ce qui la fit se retourner. Elle découvrit derrière elle un Sirius Black souriant timidement -comportement qu'elle trouva assez bizarre pour un Maraudeur-.
-On y va? Demanda-t-il.
-Quand tu voudras.
Une fois à Près au Lard, les deux rouge et or se dirigèrent vers le magasin de farces et attrapes de Zonko suite a la demande du Maraudeur.
Ils passèrent la journée à faire le tour des magasins en parlant de tout et se rien, riant et s’amusant.
Au bout d’un moment Sirius s’excusa pour repasser chez Zonko prendre la commande de James qui n’arriverait qu’après une demi-heure.
Aludra en profita pour s’acheter de nouveaux vêtements et choisir ses cadeaux de Noël pour ses amis et sa famille, et surtout Sirius.
Elle retrouva dans l'un des magasins Regulus black qui était entrain d'admirer une veste en cuir noir, suivi de près par ses amis Serpentard. Ce dernier ne lui prêta pas attention et continua ses achats, et elle fit de même.
Ce dont elle n'avait aucune idée, c’est que non loin de la Sirius faisait la même chose du moins préoccupe par le choix du cadeau de Noël pour Aludra.
Que pouvait-il bien offrir a une fille comme elle? Certainement pas quelque breloque sans intérêt !
Il continua à longer les vitrines jusqu’à s’arrêter net devant un objet précis.
C'était parfait.
A 17h précise, ils se retrouvèrent comme prévu aux trois balais, et s'installèrent dans un coin silencieux de l’auberge.
-Tu as acheté quelque chose?
-Oui, de nouveaux vêtements et des sucreries. Et toi?
-Oh, pas quelque chose de vraiment intéressant. Tu veux boire quelque chose?
-Oui, une bièrraubeure, s'il te plait.
Sirius se dirigea vers. Le comptoir et revint avec ne bièrraubeure et un whisky pur feu aux mains.
-Tu as prévu quelque chose pour demain?
-Je ne sais pas trop, je vais peut-être aller a la bibliothèque, j'ai des recherches a faire.
-Des recherches? A propos de quoi ?
-C'est un secret. Tu le sauras bientôt.
-Si tu le dis.
Et elle porta son verre à sa bouche, avec un sourire en coin.
Apres avoir passe une heure a discuter de sujets qui leur tenaient à cœur en buvant leurs boissons, ils décidèrent enfin a quitter les trois balais en route vers Poudlard, tandis que les précipitations de neige se faisaient de plus en plus fortes et que le froid s'intensifiait.
Contrairement a Sirius duquel émanaient de puissantes bouffes de chaleur, Aludra était frigorifiée, et commença a greloter, ce que le Mauradeur ne manqua pas de remarquer.
-Tu as froid Aludra?
Cette dernière ne put s'empêcher d'ouvrir des yeux ronds. C'était la première fois qu'il l'appelait par son prénom.
-Quoi? Tu veux que je continue a t'appeler Cooper? Pas de probl-
-Non, non, surtout pas, je...je préfère que tu m'appelles Aludra.
Il sourit et entoura Aludra de son écharpe qu'il avait enlevée sans qu'elle le remarque.
-Quoi?! Et toi? Tu vas geler, Sirius, ce n'est vraiment pas la peine...
-Regarde-toi! Un peu et tu te transformeras en Yéti!
-Merci, Sirius.
Et sans prévenir, Aludra se leva sur la pointe des pieds et embrassa la joue du rouge et or, qui laissa paraitre bien malgré lui un large sourire.
-Tu sais, ce n'est rien. Expliqua-t-il. Je me suis déjà retrouve en caleçon enfoui sous la neige.
-James Potter?
-L'authentique. Même son meilleur ami n'échappe pas a ses farces.
-Il doit alors être sympa comme ami. Il n'en a pas l'air...
-Qu'est-ce que tu sous-entends par la?
-Pas grand chose, sauf que son passe temps préféré est d'humilier et de rabaisser les autres.
-Pas "les autres".  Seulement ceux qui le provoquent.
-Severus Rogue ne l'a jamais provoque. Pas autant que je sache.
-Le simple fait que Servilus existe incombe qu'il nous tape sur le système.
-C'est pas une excuse, ca.
-Bon. D'accord. Je ne nierai pas qu'il y a aussi le fait que James soit jaloux de Servilus.
-Jaloux?
-Parce que James a toujours eu le béguin pour Lily Evans, et qu'elle préférait Servilus a James. Toute l'école est censée être au courant de cette histoire!
Elle se tapa le front de sa paume droite.
-C'est vrai! J'ai totalement zappé sur ce coup la. Et Evan Rosier?
-Futur mangemort.
-C'est pour ca que vous l'embêtez? Mais vous n’êtes pas crédibles! Et Nott?
-Futur mangemort aussi.
-Regulus Black?
Elle regretta aussitôt sa question; Sirius avait ferme ses poings si fort que ses jointure étaient devenue blanches.
-Je suis vraiment désolée Sirius, je...ne savais pas...Je ne savais pas que ca allait te mettre dans un tel état.
Il l'ignora superbement, et rentra au château tout seul à une vitesse éclair, la laissant seule derrière lui.
Seule? Pas vraiment, non.
Aludra se faisait l'idée que Sirius était encire près d'elle, et la réchauffait de sa présence. Et seule son écharpe lui procurait cette sensation, d'ou dégageait le délicieux parfum du Maraudeur…

Le lendemain matin, Aludra se réveilla en se remémorant les évenements de la veille, et se mit a se morfondre sur sa betise. Il fallait qu'elle aille s'excuser devant Sirius. Elle ne savait pas pourquoi mais elle etait sure qu'elle l'avait blesse.
Aussi décida-t-elle de monter le voir dans son dortoir. Il faisait encore trop tôt, et personne ne serait éveillé par une heure pareille.
Personne, sauf elle. Et Sirius.
Elle entra sans même frapper à la porte, et avança en silence. C'est pourquoi Sirius ne se rendit même pas compte de sa présence, continuant de contempler un objet qui n'était pas dans l'angle de vue de la jeune femme.
Cette dernière, curieuse, s'approcha davantage et fut bouleversée par ce qu'elle vit.
Sirius avait dans ses mains une ancienne photo, représentant deux petits garçons enlacés qui riaient de bon cœur, on remarquait à peine la différence d'âge entre eux, et Aludra émit l'hypothèse que ce serait deux frères. Apres un court moment, celui qui semblait être le plus grand frère ébouriffa les cheveux de son cadet qui le regardait avec admiration depuis le début de la scène.
-Qui c'est, sur la photo, Sirius? Ne s'empêcha-t-elle pas d'interroger.
Sirius, n'ayant pas remarque sa présence, sursauta tellement fort qu'il tomba de son lit.
Il se remit sur ses pieds et lui jeta un regard noir.
Elle retomba sur le sol et enfouit sa tête entre ses genoux.
-Désolée, Sirius. Je suis vraiment désolée...Je ne suis...Qu'une...bonne a rien...Sanglota-t-elle. A chaque fois que j'approche quelqu'un...je lui cause…des...ennuis...Désolée!
Elle ne sentit la présence du Maraudeur à coté d'elle que lorsqu'il l'entoura de ses bras.
-Ne t'excuse pas pour ca, voyons! La réconforta-t-il gentiment. Et si tu veux tout savoir, personne ne m'a jamais rendu aussi heureux avant que je ne fasse ta connaissance...
Elle ouvrit des yeux ronds.
-C'est vrai? 
-Parfaitement.
-Merci...
-C'est à moi de te remercier!
-Tu...tu ne m'en veux pas pour hier?
-Pour hier? Mais que racontes-tu, enfin? Bien sur que non?
-Ah bon? Merci, Sirius!
Elle se jeta à son cou sans même voire la mine hébétée du jeune garçon. Puis, sentant que l'atmosphère devenait un peu tendue, il relâchèrent tous deux leur étreinte, tandis que le visage d'Aludra virait au rouge pivoine.
-C'est moi qui devrait avoir honte, pas toi, Aludra...Commença-t-il. Mon comportement hier n'était pas vraiment digne d'un Gryffondor. S'enfuir comme un lâche...On dirait un de ces foutus Serpentards.
-Pas du tout. Je ne te jugerai jamais comme ça, moi. Gryffondor ou pas, nous restons des êtres humains et avons parfaitement le droit de nous cacher pour pleurer-
-Je n'ai pas pleuré! Riposta-t-il.
-Peut-être. Tout ce que je voulais dire, c'est que le fait d'être courageux ne veut pas dire qu'on est dépourvus de sentiments.
-Si tu le dis...Tu veux qu'on descende prendre notre petit déjeuner?
-Je vais d'abord prendre une douche. Mais si tu as faim, je ne te retiens pas, tu sais!
-Non. Je t'attendrai. Réclama-t-il.
Et, quand il entendit les pas de la Gryffondor s'éloigner,il ajouta pour lui même:
-Après tout, tu le mérites…
Il était profondément touché. Jamais quelqu’un n’avait pleuré parce qu’il lui avait fait du mal. Ils le maltraitaient, puis s’en allaient, le sourire aux lèvres. Jamais quelqu’un ne s’était excusé auprès de lui lorsqu’il l’avait blessé. Jamais quelqu’un ne lui avait donné autant d’importance. Il se devait, au moins, de lui rendre la pareille, de la rendre heureuse comme elle l’avait rendu heureux.
Ce qu’il ne savait pertinemment pas, c’est qu’Aludra s’était fait la même promesse il n’y a même pas 12 heures de cela.

Après avoir copieusement mangé, les deux lions se séparèrent et chacun se dirigea vers son travail.
Pendant que Sirius faisait ses devoirs dans la salle commune, Aludra, elle, avançait dans ses recherches dans la bibliothèque, sa main dessinant une vue parfaitement claire d’un certain endroit, les crayons en couleur s’éparpillant sur la table de travail, sous l’œil pas très approbateur de Mme. Pince, la bibliothécaire.
Deux jours passèrent ainsi, les repas ensemble, puis chacun perdu dans son travail, puis une balade nocturne pour prendre de l’air.
Mais, une fois réveillée le matin du 24 Décembre, les deux Gryffondor avaient le sentiment indéniable que ce jour là ne serait pas comme les autres. Et ils n’avaient pas tort.
Au cours du petit déjeuner, le directeur Dumbledore annonça qu’il leur avait réservé un petit festin pour le soir même.
-Comme vous l’avez certainement remarqué, expliqua-t-il, le nombre d’élèves restés à Poudlard pour Noël a beaucoup diminué cette année. Je sais que chacun d’entre vous sait pertinemment la raison de cela. Le Seigneur des Ténèbres et ses sectateurs deviennent de plus en plus forts ces derniers temps, les meurtres de plusieurs Moldus de plus en plus fréquents. C’est pourquoi certains parents ont préféré garder leur  enfants près d’eux, -en parfaite sécurité, disent-ils-. Mais je tiens à vous préciser une chose : en ces temps troubles, Poudlard est bien plus sûre comme endroit que toutes les maisons du monde.  Cependant, je souhaiterais que vous restiez tout de même vigilants, surtout pendant les sorties à Pré au Lard.
J’ai pensé qu’un léger petit divertissement ce soir nous ferait oublier la situation dans laquelle nous nous trouvons. Et comme je le dis toujours, mieux vaut profiter du bonheur tant qu’il en reste un petit peu dans le monde. Il ne faut pas se morfondre sur notre sort. Ayez une bonne foi en votre destin, et tout ira bien.
Revenons-en au sujet initial ; ce soir, j’ai organisé un petit dîner autour d’une table ronde, en compagnie de moi, et des quelques professeurs restés au sein de l’établissement. Vous pouvez y participer si vous le souhaiter, et le contraire est possible aussi.
Vous pouvez continuer ce que vous avez commencé, c’est-à-dire votre petit déjeuner.
Sirius se pencha vers l’oreille d’Aludra et, tandis que des vagues d’applaudissements déferlaient sur la grande salle, il lui chuchota tout bas :
-Dumbledore a raison. Poudlard est plus sûre que tout autre endroit, tu ne crois pas ?
-Si. Et tu comptes aller au festin ce soir ?
- Je ne sais pas, peut-être que oui. Et toi ?
-Si tu ne viens pas, moi non plus.
-Est-ce que tu veux y aller ?
-Sans façon ? Ouais.
-Alors je viens.
-Merci, Sirius, t’es adorable.
Et elle lui serra gentiment la main.
-Oh, ce n’est rien. Après tout, Dumbledore a vu juste. On a vraiment besoin d’un peu de bonheur en ces temps troubles.
-Ouais, sûrement.
Dix heures après, Aludra et Sirius étaient en train de se préparer. Tous les deux avait opté pour la discrétion. Aussi le jeune homme avait-il mis un Smoking noir, et la jeune femme avait-elle enfilé une robe qu’elle trouvé un peu osée pour son décolleté plongeant et son dos nu mais assez simple, sa couleur bleue foncée faisant clairement ressortir le châtain aux reflets roux de ses cheveux.
Une fois prête, elle descendit retrouver Sirius.
Ce dernier était affalé sur le canapé, et dès qu’il entendit des pas provenant des dortoirs féminins, il se retourna pour voir la jeune femme descendre les escaliers.
-Tu es…très belle.
-Merci, Sirius. Tu n’es pas mal non plus !
-Pas mal ? Tu es accompagnée par le plus beau des Maraudeurs, et tout ce que tu trouves à me dire, c’est que je suis pas mal ? Plaisante-t-il.
-Bon, ok. Tu es très, très beau. Ca te va ?
-Bien sûr que ça me va ! Je plaisantais. On y va ? Demanda-t-il en lui tendant la main.
Elle la saisit et répondit : -Bien sûr.
La soirée se passa à merveille pour tout le monde. On riait, plaisantait, parlait de tout et de rien. Aludra et Sirius se chuchotaient quelques fois des remarques à propos des blagues pas très rigolotes du professeur Slughorn ou Dumbledore.
Finalement, après avoir dégusté le plus beau repas de l’année, les deux Gryffondors montèrent à leur salle commune. Aludra allait gravir la première marche des escaliers menant vers les dortoirs féminins quand elle entendit Sirius la héler :
-Aludra ! Attends !
-Oui ?
-Descends, je voudrais te parler…
-O.K.
Elle revint vers lui, et à sa grande surprise, le jeune homme la prit par la main et l’entraina dans son dortoir.
-Sirius, mais qu’est-ce qui te prend, bon sang ?
-Je t’expliquerai quand on sera arrivés à mon dortoir. Sois patiente, veux-tu ?
Ils arrivèrent enfin à destination, et il la lâcha enfin.
-Tu ne voulais quand même pas dormir à cette heure-ci ? On est en plein réveillon et Miss Cooper veut dormir à 22h ? Reprit-il.
-Bah, si, puisque je n’ai rien à faire…
-Rien à faire ? Ce n’est pas en compagnie d’un Maraudeur que tu vas t’ennuyer, ma belle !
-Et t’as prévu quoi ?
-Un jeu de Moldus que j’aime bien…
-T’es sûr que ça va, Sirius ?
-Absolument, pourquoi ?
-Un sang pur qui aime des jeux Moldus, on n’en voit pas tous les jours !
-Epargne-moi ces foutaises, s’il te plait !
-Ok, ok, et c’est quoi ce jeu ?
-Action/ Vérité.
-Ah, ouais, je connais ce jeu, Nelly m’en a parlé !
-Nelly ?
-Une amie née-Moldue.
-Content que tu n’utilises pas l’autre terme !
-Bref. Ne prends pas la peine de m’expliquer le jeu, je sais très bien en quoi ça consiste. On commence ?
-Quand tu voudras. Par galanterie, je te laisse jouer la première.
-Merci bien.
-Action ou vérité ?
-Vérité, mais vas-y mollo !
-Qui est la personne qui compte le plus pour toi, en ce moment ?
Elle avait senti comment le Maraudeur avait prononcé les trois derniers mots, et elle savait pertinemment qu’il connaissait la réponse d’avance.
-Toi. Répondit-elle. Tu ne serais pas un peu Serpentard, toi aussi ? Tu savais ce que j’allais répondre !
-Je voulais l’entendre de ta propre bouche, pour en être sûr.
-N’importe quoi ! C’est ton tour ; action ou vérité ?
-Action. Après tout, je suis Gryffondor, et comme on dit, se précipiter d’abord, poser des questions plus tard.
-Oui, oui, c’est ça. Je te défie de…J’ai trouvé ! Je te défie de descendre à la salle commune appeler les sixième années pour venir jouer avec nous.
-Quoi ?! Mais pourquoi ?
-Je ne sais pas…Ca serait plus divertissant ! Plus on est de fous, plus on rit.
-De toute façon je n’ai pas le choix. Je reviens.
Deux minutes plus tard, (n.d.a : il est rapide, notre Sirius <3) Sirius revint suivi d’une demi-dizaine de Gryffondors. Heureusement, Aludra les connaissais tous et les appréciait. Il y avait trois garçons ; Kevin, Brendan et Jack, et deux filles ; Ally et Veronica.
-Coucou, les gars ! Lança-t-elle, et elle reçut cinq « Salut, Aludra ! » accompagnés de grands sourires.
Sirius leur expliqua la procédure du jeu puis les sept Gryffondor s’assirent en cercle sur un tapis. Ils décidèrent de jouer à tour de rôle en commençant par Ally, qui choisit Aludra.
-Action ou vérité ? Demanda-t-elle.
-Action. Répondit l’interpellée.
-Bien. Je te défie de lancer un clin d’œil au garçon que tu trouves le plus beau dans cette pièce. Et si ça peut te faciliter la tâche, les filles vont fermer les yeux.
-Hé ! L’interpella Sirius. C’est de la triche, Ally. Vous ne fermerez pas les yeux. Sérieusement, à quoi peut bien servir une action si on ne la voit pas s’accomplir ?
-Sirius a raison, Ajouta Aludra. Veronica et toi pouvez regarder…A qui puis-je bien lancer ce clin d’œil ? Grommela-t-elle.
D’après la rouge et or, tous les quatre garçons qui étaient dans la pièce étaient plutôt mignons. Cependant, elle préférait Sirius, mais ne voulait pas attrister les autres en le désignant lui.



"Et à force de me torturer, je meurs à petit feu".




Il était assis dans sa chambre, ses yeux fixant sans ciller le sol, regardant sans vraiment voir le parquet en dessous de ses pieds, absorbé dans ses pensées.
Drago Malefoy n’appréciait aucunement l’ambiance morose régnant sur le Manoir. Il savait. Il savait pertinemment que la guerre finale allait s’enclencher, un jour où l’autre. Il sentait qu’elle s’approchait, de plus en plus rapide, de plus en plus avide d’emporter avec elle des milliers de victimes, et il ne voulait pas, ne pouvait pas y prendre parti.
Il était, au plus profond de son être, contre Voldemort.
Selon lui, la Marque des Ténèbres ne faisait pas le Mangemort. Il y avait beaucoup plus important pour tenir un rôle dans l’armée du Seigneur des Ténèbres : Il y avait avant tout la foi. La foi en Voldemort. Puis venait la soif. La soif du pouvoir, du meurtre, de la vengeance. Une soif qui, il ne le savait que trop bien, engendrait perte après perte dans le monde sorcier.
Mais il y avait aussi la peur. La peur de la colère de Voldemort, des horreurs qu’il pouvait faire quand l’envie lui prenait. Drago se disait que tous les Mangemorts –excepté Bellatrix- n’avaient rejoint les rangs de Voldemort que par peur, si ce n’est aussi d’en tirer quelque profit, et de garder leur précieuse vie en sécurité au près du plus grand mage noir de l’histoire.
Contrairement à lui, qui n’avait suivi cette voie sombre que pour protéger les êtres chers à son cœur. Pour protéger son père qui s’était attiré les foudres de Voldemort après l’échec de sa mission d’il y a deux années. Pour protéger sa mère, une femme épuisée par la tristesse et l'amertume du sort qui s'était abbatu sur elle.
Les autres diraient que les Malefoys n'étaient que des Mangemorts parmi tant d'autres, des lèche-bottees du grand Voldemort.
Lui dirait que les Malfoys n'étaient que cette famille sur laquelle le sort avait pris un malin plaisir à s'acharner.
Il avait beau être riche. Il avait beau posséder toute fortune qu'il demander. Il n'était pas heureux, et savait que même pour un Serpentard tel que lui, il craquerait un jour ou l'autre.
Un bruit de pas provenant du couloir le sortit de sa torpeur. Sa mère se tenait au seuil de la porte, son visage laissant apparaître un éffroi et un affolement qui ne lui était pas familier, ce qui eût pour rôle d'alarmer Drago au plus haut point.
-Qu'est-ce qu'il y a, maman?
-Drago, suis-moi.
-Pas avant que tu me dises ce dont il retourne dans cette maison! Riposta-t-il en haussant le ton. Je ne suis jamais au courant de ce qui se passe dans ce manoir. J'ai marre de toujours suivre les ordres sans comprendre!
-Parle moins fort, mon fils, ils pourraient t'entendre...Murmura-t-elle en lui secouant le bras.
-Qu'ils m'entendent! Qu'est-ce ça peut faire? Qu'est ce qu'ils peuvent me faire? Me torturer? ou pire. Me tuer?  C'est déjà le cas dans ce manoir! Je passe mon temps à me torturer intérieurement, et si tu veux tout savoir, ça fait beaucoup plus mal que la torture physique ou le Doloris, et à force de me torturer je meurs à petit feu.
Il trouva étrange le fait que sa mère ne réponde pas. Il baissa la tête, Narcissa étant plus petite que lui, et remarqua qu'elle pleurait silencieusement, et il savait pourquoi. Il savait qur sa mère pleurait parce que ses mots à lui étaient plus que vrais. Il avait essayé de parler à la fois de ses sentiments et de ceux de sa mère. Il avait essayé de parler avec le courage d'un Gryffondor, la sagesse d'un Serdaigle, la loyauté d'un Pouffsoufle et la ruse d'un Serpentard, car peu lui importait dans un moment pareil les troubles que connaissaient les relations Inter-Maisons.
-Maman? Je suis désolé d'avoir craqué comme ça. Je sais que ce n'est pas digne d'un Malefoy.
-Je ne t'en veux pas. Je ne nie pas non plus que nous sommes tous dans une mauvaise impasse, Drago. Et s'il était question de dignité, je te rappellerais que nous nous sommes tombés bien bas depuis le retour du Seigneur des Ténèbres.
Il la serra dans ses bras, et se laissa aller à son tours à des sanglots silencieux. Avec sa mère, il pouvait toujours se lâcher, il pouvait pleurer autant qu'il le désirerait et dire tout ce qu'il avait sur le coeur, elle ne lui en voudrait pas, tant qu'ils seraient à l'abri des regards.
-Que voulais-tu me dire, Maman?
La question de Drago sembla sortir Narcissa de son état second, et ses traits s'affaissèrent pour laisser place à de l'hésitation sur son visage, maintenant qu'elle assimilait ce que la réponse à cette question qui paraissait pourtant si simple allait lui imposer. Elle déglutit avant de répondre d'une voix tremblante mais ferme:
-Potter a été capturé par des rafleurs qui l'ont emmené ici de for-
-Quoi?
-Laisse-moi terminer, au moins. Mais ils ne sont sont pas totalement sûrs que c'est bien lui. Tu sais aussi bien que moi qu'ils doivent etres certains.que c'est le vrai Potter qu'ils ont sous la main,.sinon la colère du Seigneur n'épargnera aucun d'entre nous.
-Je t'avais bien.dit que je m'en fichais.
Qu'ils capturent Potter ou pas m'est parfaitement égal. Quand à la colère de Voldemort, tu sais très bien qu'est-ce que j'en pense. La vie dans ce manoir est pire que la mort, et entre nous, ils me semble évident que je choisisse la dernière.
Il avait peur de voir la realite en face: Il ne s'en fichait pas du tout. La capture de Potter etait la nouvelle la plus importante de la jourmee, et desormais, c'en etait la seule qui occupait ses pensees.
Il eut un reniflement de mepris,.sans que sa mere sache a quoi il.pensait.
Son esprit vagabondait a des Kilometres de celui de sa mere, des milliers de questions s'entrechoquant dans sa tête.
Comment diable Potter s'est laissé prendre? Pour Drago, c'était un parfait crétin depuis toujours, mais il avait placé en Harry Potter tous les espoirs de vie qui lui restaient, et voilà que le sorcier se laisse aussi facilement capturer, mettant fin à tout espoir du monde sorcier.
Merlin seul savait comment les rafleurs avaient mis la main sur Potter. Quel idiot! Ils s'était fait capturer par des rafleurs! Et dire qu'il le croyait plus intelligent que ça, même pour un Gryffondor. Il devait avoir l'esprit vraiment tordu pour se faire prendre par les sorciers les plus incompétents du monde. Saint Potter!
-Ou est-il, maman?
-Dans le salon. Je leur ai proposé ton aide. Tu le connais mieux que personne au Manoir, et toi seul peux nous dire si le garçon qu'ils ont apporté est le vrai Potter. Sinon, ils le laisseront partir, ou l'emmeneront au Ministère.
Une lueur malicieuse passa soudain dans les yeux du Serpentard. Alors comme ça, tout reposait sur ses épaules. S'il affirmait que c'était le vrai Potter, ils appelleraient Voldemort, et il dirait adieu au bonheur, qu'il avait tant cherché. Sinon, Potter pourrait peut-être vaincre, et il vivrait la consience en paix.
Il choisit la deuxième option. Après tout, rien ne pourrait être mieux que de vaincre Celui-qui-avait-fait-de-la-vie-des-Malefoy-un-cauchemar.
-C'est d'accord, maman. Allons jeter un coup d'oeil pour en finir au plus vite avec cette histoire.
Elle le prit par la main, et se dirigèrent ensemble vers le salon, non sans avoir séché leurs larmes au passage et affiché leur masque impassible, signe indéniable qu'ils
avaient appartenu à la maison de Salazar Serpentard.


[Fin]

Fiche de fic: "Et à force de me torturer, je meurs à petit feu"

Public: Tout public.
Résumé:

La guerre ne tardera pas. il en est sûr.
Des gens mourront, leurs proches pleureront.
Au manoir Malefoy, Drago est assis dans sa chambre, profondément plongé dans ses pensées.
Pour lui, il n’y a pas pire que la douleur mentale. Il se torture lui-même.

Et à force de se torturer, il meurt à petit feu.


Personnages: Drago Malefoy, Narcissa Malefoy, Le trio, Bellatrix Lestrange.
Genres: Angoisse/Suspense
Langue: Français.
Warnings: Aucun
Nombre de chapitres: 1 (Terminé: Non)
Publié depuis le: 9/08/2014.