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Un nouveau blog va être spécialement créé pour la longue fiction "Fuck what they think" (F.W.T.T)

mardi 12 août 2014

Fic Cadeau: Fuck what they think


[News]: Retrouvez Fuck what they think dans un nouveau blog spécialement conçu pour cette fiction.


Dehors, la neige tombait dru. Aludra, légèrement frigorifiée, tira un peu plus sur son manteau pour se réchauffait.
C'était un 22 Décembre, et elle avait préféré passer ses vacances de Noel à Poudlard. Elle avait voulu découvrir comment se déroulaient ses festivités dans l'école de la sorcellerie qu'elle considérait comme sa deuxième maison.
Mais, malencontreusement, tous ceux qu'elle connaissait étaient partis chez leur famille, chose qu'elle n'avait pas du tout prévu. Et la voilà maintenant seule dans la tour de Gryffondor, maudissant son choix, en train de geler malgré le mince réchauffement que lui procuraient ses habits.
Autour d'elle, une demi-dizaine d'élèves jouaient et riaient ensemble, sauf l'un deux qui était tapi tout seul devant la cheminée. Sirius Black était le seul septième année qui, comme elle, semblait avoir eu la mauvaise idée de rester à Poudlard. Elle ne savait pas pourquoi, mais il semblait en proie à un profond malheur, contrairement aux jours de cours quand il était accompagné par les autres Maraudeurs. Aussi décida-t-elle d'aller lui parler un peu, pour mettre fin au malheur du jeune homme et à son propre ennui.
Elle se dirigea à vive allure vers Sirius, et s'assit à côté de lui, face à la cheminée ou crépitait un feu sans arrêt, mais ce dernier ne sembla pas le moindre du monde lui prêter attention.
-Black?
Aucune réponse.
-Sirius?
-Quoi encore?
-Ça va?
-On peut dire ça comme ça. Tu peux n'en aller, s'il te plait? 
Aludra afficha un air consterné et quitta les lieux. Elle était tellement en colère contre l'attitude du Maraudeur qu'elle ne prêta même pas attention à l'endroit ou elle se dirigeait. 
Elle entra au dortoir, et retomba sur le premier lit qui lui tombait sous la main, s'abandonnant à la solitude. 
Au bout d'un moment qui lui parut durer une éternité, elle sentit ses paupières s'alourdir et s'abandonna à un sommeil sans rêve. 

Il était presque le coucher du soleil quand elle ouvrit un œil, puis deux, remarquant qu'une silhouette floue était assise sur le lit d'abord côté.
C'était impossible. Normalement, ce dortoir n'était que pour les filles de septième année, et depuis le début des vacances, elle seule l'occupait.
-Qui êtes-vous? Et que faites-vous ici?
-Je pourrais te retourner la question. Lui répondit une voix d'homme qu'elle avait l'impression de connaître. Ici, c'est mon dortoir.
-B…Black?
Aludra se sentit rougir jusqu'au cou, et se releva pour quitter l'endroit où ces traitreux pieds l'avaient amenée.
A peine fit-elle un pas vers la porte qu'elle sentit deux bras forts la prendre par les épaules et la tirer en arrière.
Ses minces tentatives pour se détacher ne l'empêchèrent pas de se retrouver assise a cote de Sirius Black qui ne la lâchait toujours pas.
-Mais qu'est-ce que tu me veux, Black?
-Tu ne m'appelles plus Sirius, maintenant?
-Tu viens de m'envoyer balader il n'y a pas cinq minutes de cela et-
-Cinq heures. Pas cinq minutes. Je te rappelle que tu es tombée dans les bras de Morphée.
-Peu importe. Et maintenant tu te mets en travers de mon chemin? Qu'est-ce qui te prend, à la fin?
-Je voulais juste...m'excuser pour ce que je t'avais dit tout à l'heure. Je ne le pensais pas vraiment. C'est juste que j'étais profondément plongé dans mes pensées et tu-
-Je comprends. Je ne t'en voulais pas du tout. Mentit-elle.
-Merci...euh...Comment tu t'appelles déjà?
-Tu sais remonter le moral, toi. Aludra. Aludra Cooper.
-Ca alors! Ton prénom est celui d'une étoile qui appartient a la constellation de Canis Major.
-Oui, et alors?
-Le mien aussi. Sirius est la plus grande étoile de cette même constellation, et Aludra se trouve juste à cote.
-Ah...Super coïncidence, hein? Mais je dois te laisser, je dois aller à mon dortoir pour me changer, il fait froid.
-D'accord. Au revoir.
-Au revoir, Black.
En un clin d'œil, Aludra fut dans son dortoir et enfila des mitaines pour la tenir au chaud avant de descendre à la salle commune pour faire son devoir de DCFM.
Il était Six heures précises du matin quand Aludra ouvrit les yeux. Elle prit sa douche, enfila ses plus chauds vêtements et descendit à la salle commune, scrutant le tableau d’affichage et constatant avec joie que la sortie à Près au Lard était programmée pour le jour même.
Elle continua son chemin jusqu'a la Grande salle, ou elle s'installa a cote des Gryffondors.
Elle était en train de déguster son deuxième morceau de bacon quand elle sentit une lourde masse tomber sur le banc a sa gauche.
-Bonjour Cooper.
-Bonjour Black.
-Bien dormi?
-Ouais, un peu. Et toi?
-Encore une nuit blanche, comme toutes les nuits de ma vie.
-Pourquoi? N'arrives-tu pas à dormir?
-Mon esprit est trop occupé pour se permettre de dormir.
-Occupé  par quoi?
-Par des horreurs que tu n'as sans doute pas vécues, heureusement pour toi.
Elle ne répondit pas, interloquée. Elle avait terriblement pitié de Sirius Black, et se contenta de lui serrer amicalement l’épaule droite en signe de réconfort.
-Désolé de t'avoir fait passer ma mauvaise humeur, Cooper.
-Non, non, ne t'inquiète pas. Ce n’est rien.
-La sortie à Près au Lard est prévue pour aujourd'hui.
-Je le sais bien.
-Je me disais que tu...pourrais...heu…venir avec moi pour me faire pardonner.
-Est-ce une façon pas très subtile de me demander de sortir avec toi?
-Non, bien sur que non. Je ne pensais pas du tout à cette tournure de ma demande.
-Non, merci. Comme disent les Moldus: "Mieux vaut être seul qu'être mal accompagne."
Si la Gryffondor ne s'était pas retourné pour regarder Rusard faire irruption dans la Grande Salle et chuchoter une brève Réplique au directeur, elle aurait remarqué l'air consterné de Sirius, qui s'empressa d'afficher son masque normal.
-Bon, eh bien, puisque tu préfères être seule, je me vois dans l'obligeance de te laisser. Fit-il avant de passer un pied au dessus du banc.
Aludra, qui avait l'esprit vif (n.d.a: C'est normal pour une Gryffondor), attrapa le bras droit de Sirius aussi fermement qu'elle put.
-Attends! Implora-t-elle d'une voix neutre. Je te faisais marcher, c'est tout. Après tout, tu le mérites. J'ai parfaitement le droit de te rendre la pareille.
-Tu ne serais pas un peu Serpentarde, toi? Demanda-t-il en s'asseyant.
-Si. Le choixpeau fallut de peu m'y envoyer. Et en voyant la mine sinistre de son interlocuteur, elle s'empressa d'ajouter: N'aie pas des préjugés me concernant. Je n'ai jamais aime les Serpentards.
-Je sais que tu es au fond de toi une bonne personne. Ca se voit. Je l'ai su depuis que tu m'as demande si j’allais bien dans la salle commune.
-Merci.
-Je te retrouve a la salle commune a 14h cet après midi?
-Heu…je n'ai pas encore bouclé mon devoir de DcFM.
-15h?
-Va pour 15h.
La conversation s'arrêta la et tous deux se dirigèrent vers leurs dortoirs respectifs après avoir mange copieusement.
Sirius était allonge sur son lit rouge, les yeux fermes, son esprit divagant dans le vide, et n'entendit pas les coups qui frappaient a la porte, ni la fille aux cheveux châtain entrer réprimant une grimace d'agacement.
-Black? BLACK!
-Cooper! Mais qu'as-tu a crier comme ça?
-Sais-tu quelle heure est-il?
-14h et quelques...
-Il est 15:30 et monsieur est encore en train de rêvasser. Si tu espérais te faire pardonner, eh bien c'est raté!
-15:30?! Je suis vraiment désolé, Cooper. Je me change sur le champ et je te rejoins.
-D'accord. Je suis en bas.
Sirius ouvrit son armoire a la volée, s'habilla en deux temps trois mouvements, et descendit a la salle commune après avoir mis la carte du Maraudeur dans la plus grande poche de son jean.
Aludra attendait le Gryffondor en tapant des pieds. Elle ne supportait pas qu'on la fasse marcher, ni attendre. Quelle malchance! Pour une fois que quelqu'un essayait de la sortir de son ennui, il fallait qu'il soit lui-même un tête-en-l'air.
Elle appréciait sincèrement les efforts que faisait Sirius Black pour lui épargner sa solitude, aussi se promit-elle au plus profond de sa personne de lui rendre la pareille. Et malgré les efforts qu'elle faisait pour l'oublier, elle se rappelait toujours ce frisson qui l'avait parcouru quand le jeune homme l'avait prise par le bas.
Elle sentit soudain une main sur son épaule, ce qui la fit se retourner. Elle découvrit derrière elle un Sirius Black souriant timidement -comportement qu'elle trouva assez bizarre pour un Maraudeur-.
-On y va? Demanda-t-il.
-Quand tu voudras.
Une fois à Près au Lard, les deux rouge et or se dirigèrent vers le magasin de farces et attrapes de Zonko suite a la demande du Maraudeur.
Ils passèrent la journée à faire le tour des magasins en parlant de tout et se rien, riant et s’amusant.
Au bout d’un moment Sirius s’excusa pour repasser chez Zonko prendre la commande de James qui n’arriverait qu’après une demi-heure.
Aludra en profita pour s’acheter de nouveaux vêtements et choisir ses cadeaux de Noël pour ses amis et sa famille, et surtout Sirius.
Elle retrouva dans l'un des magasins Regulus black qui était entrain d'admirer une veste en cuir noir, suivi de près par ses amis Serpentard. Ce dernier ne lui prêta pas attention et continua ses achats, et elle fit de même.
Ce dont elle n'avait aucune idée, c’est que non loin de la Sirius faisait la même chose du moins préoccupe par le choix du cadeau de Noël pour Aludra.
Que pouvait-il bien offrir a une fille comme elle? Certainement pas quelque breloque sans intérêt !
Il continua à longer les vitrines jusqu’à s’arrêter net devant un objet précis.
C'était parfait.
A 17h précise, ils se retrouvèrent comme prévu aux trois balais, et s'installèrent dans un coin silencieux de l’auberge.
-Tu as acheté quelque chose?
-Oui, de nouveaux vêtements et des sucreries. Et toi?
-Oh, pas quelque chose de vraiment intéressant. Tu veux boire quelque chose?
-Oui, une bièrraubeure, s'il te plait.
Sirius se dirigea vers. Le comptoir et revint avec ne bièrraubeure et un whisky pur feu aux mains.
-Tu as prévu quelque chose pour demain?
-Je ne sais pas trop, je vais peut-être aller a la bibliothèque, j'ai des recherches a faire.
-Des recherches? A propos de quoi ?
-C'est un secret. Tu le sauras bientôt.
-Si tu le dis.
Et elle porta son verre à sa bouche, avec un sourire en coin.
Apres avoir passe une heure a discuter de sujets qui leur tenaient à cœur en buvant leurs boissons, ils décidèrent enfin a quitter les trois balais en route vers Poudlard, tandis que les précipitations de neige se faisaient de plus en plus fortes et que le froid s'intensifiait.
Contrairement a Sirius duquel émanaient de puissantes bouffes de chaleur, Aludra était frigorifiée, et commença a greloter, ce que le Mauradeur ne manqua pas de remarquer.
-Tu as froid Aludra?
Cette dernière ne put s'empêcher d'ouvrir des yeux ronds. C'était la première fois qu'il l'appelait par son prénom.
-Quoi? Tu veux que je continue a t'appeler Cooper? Pas de probl-
-Non, non, surtout pas, je...je préfère que tu m'appelles Aludra.
Il sourit et entoura Aludra de son écharpe qu'il avait enlevée sans qu'elle le remarque.
-Quoi?! Et toi? Tu vas geler, Sirius, ce n'est vraiment pas la peine...
-Regarde-toi! Un peu et tu te transformeras en Yéti!
-Merci, Sirius.
Et sans prévenir, Aludra se leva sur la pointe des pieds et embrassa la joue du rouge et or, qui laissa paraitre bien malgré lui un large sourire.
-Tu sais, ce n'est rien. Expliqua-t-il. Je me suis déjà retrouve en caleçon enfoui sous la neige.
-James Potter?
-L'authentique. Même son meilleur ami n'échappe pas a ses farces.
-Il doit alors être sympa comme ami. Il n'en a pas l'air...
-Qu'est-ce que tu sous-entends par la?
-Pas grand chose, sauf que son passe temps préféré est d'humilier et de rabaisser les autres.
-Pas "les autres".  Seulement ceux qui le provoquent.
-Severus Rogue ne l'a jamais provoque. Pas autant que je sache.
-Le simple fait que Servilus existe incombe qu'il nous tape sur le système.
-C'est pas une excuse, ca.
-Bon. D'accord. Je ne nierai pas qu'il y a aussi le fait que James soit jaloux de Servilus.
-Jaloux?
-Parce que James a toujours eu le béguin pour Lily Evans, et qu'elle préférait Servilus a James. Toute l'école est censée être au courant de cette histoire!
Elle se tapa le front de sa paume droite.
-C'est vrai! J'ai totalement zappé sur ce coup la. Et Evan Rosier?
-Futur mangemort.
-C'est pour ca que vous l'embêtez? Mais vous n’êtes pas crédibles! Et Nott?
-Futur mangemort aussi.
-Regulus Black?
Elle regretta aussitôt sa question; Sirius avait ferme ses poings si fort que ses jointure étaient devenue blanches.
-Je suis vraiment désolée Sirius, je...ne savais pas...Je ne savais pas que ca allait te mettre dans un tel état.
Il l'ignora superbement, et rentra au château tout seul à une vitesse éclair, la laissant seule derrière lui.
Seule? Pas vraiment, non.
Aludra se faisait l'idée que Sirius était encire près d'elle, et la réchauffait de sa présence. Et seule son écharpe lui procurait cette sensation, d'ou dégageait le délicieux parfum du Maraudeur…

Le lendemain matin, Aludra se réveilla en se remémorant les évenements de la veille, et se mit a se morfondre sur sa betise. Il fallait qu'elle aille s'excuser devant Sirius. Elle ne savait pas pourquoi mais elle etait sure qu'elle l'avait blesse.
Aussi décida-t-elle de monter le voir dans son dortoir. Il faisait encore trop tôt, et personne ne serait éveillé par une heure pareille.
Personne, sauf elle. Et Sirius.
Elle entra sans même frapper à la porte, et avança en silence. C'est pourquoi Sirius ne se rendit même pas compte de sa présence, continuant de contempler un objet qui n'était pas dans l'angle de vue de la jeune femme.
Cette dernière, curieuse, s'approcha davantage et fut bouleversée par ce qu'elle vit.
Sirius avait dans ses mains une ancienne photo, représentant deux petits garçons enlacés qui riaient de bon cœur, on remarquait à peine la différence d'âge entre eux, et Aludra émit l'hypothèse que ce serait deux frères. Apres un court moment, celui qui semblait être le plus grand frère ébouriffa les cheveux de son cadet qui le regardait avec admiration depuis le début de la scène.
-Qui c'est, sur la photo, Sirius? Ne s'empêcha-t-elle pas d'interroger.
Sirius, n'ayant pas remarque sa présence, sursauta tellement fort qu'il tomba de son lit.
Il se remit sur ses pieds et lui jeta un regard noir.
Elle retomba sur le sol et enfouit sa tête entre ses genoux.
-Désolée, Sirius. Je suis vraiment désolée...Je ne suis...Qu'une...bonne a rien...Sanglota-t-elle. A chaque fois que j'approche quelqu'un...je lui cause…des...ennuis...Désolée!
Elle ne sentit la présence du Maraudeur à coté d'elle que lorsqu'il l'entoura de ses bras.
-Ne t'excuse pas pour ca, voyons! La réconforta-t-il gentiment. Et si tu veux tout savoir, personne ne m'a jamais rendu aussi heureux avant que je ne fasse ta connaissance...
Elle ouvrit des yeux ronds.
-C'est vrai? 
-Parfaitement.
-Merci...
-C'est à moi de te remercier!
-Tu...tu ne m'en veux pas pour hier?
-Pour hier? Mais que racontes-tu, enfin? Bien sur que non?
-Ah bon? Merci, Sirius!
Elle se jeta à son cou sans même voire la mine hébétée du jeune garçon. Puis, sentant que l'atmosphère devenait un peu tendue, il relâchèrent tous deux leur étreinte, tandis que le visage d'Aludra virait au rouge pivoine.
-C'est moi qui devrait avoir honte, pas toi, Aludra...Commença-t-il. Mon comportement hier n'était pas vraiment digne d'un Gryffondor. S'enfuir comme un lâche...On dirait un de ces foutus Serpentards.
-Pas du tout. Je ne te jugerai jamais comme ça, moi. Gryffondor ou pas, nous restons des êtres humains et avons parfaitement le droit de nous cacher pour pleurer-
-Je n'ai pas pleuré! Riposta-t-il.
-Peut-être. Tout ce que je voulais dire, c'est que le fait d'être courageux ne veut pas dire qu'on est dépourvus de sentiments.
-Si tu le dis...Tu veux qu'on descende prendre notre petit déjeuner?
-Je vais d'abord prendre une douche. Mais si tu as faim, je ne te retiens pas, tu sais!
-Non. Je t'attendrai. Réclama-t-il.
Et, quand il entendit les pas de la Gryffondor s'éloigner,il ajouta pour lui même:
-Après tout, tu le mérites…
Il était profondément touché. Jamais quelqu’un n’avait pleuré parce qu’il lui avait fait du mal. Ils le maltraitaient, puis s’en allaient, le sourire aux lèvres. Jamais quelqu’un ne s’était excusé auprès de lui lorsqu’il l’avait blessé. Jamais quelqu’un ne lui avait donné autant d’importance. Il se devait, au moins, de lui rendre la pareille, de la rendre heureuse comme elle l’avait rendu heureux.
Ce qu’il ne savait pertinemment pas, c’est qu’Aludra s’était fait la même promesse il n’y a même pas 12 heures de cela.

Après avoir copieusement mangé, les deux lions se séparèrent et chacun se dirigea vers son travail.
Pendant que Sirius faisait ses devoirs dans la salle commune, Aludra, elle, avançait dans ses recherches dans la bibliothèque, sa main dessinant une vue parfaitement claire d’un certain endroit, les crayons en couleur s’éparpillant sur la table de travail, sous l’œil pas très approbateur de Mme. Pince, la bibliothécaire.
Deux jours passèrent ainsi, les repas ensemble, puis chacun perdu dans son travail, puis une balade nocturne pour prendre de l’air.
Mais, une fois réveillée le matin du 24 Décembre, les deux Gryffondor avaient le sentiment indéniable que ce jour là ne serait pas comme les autres. Et ils n’avaient pas tort.
Au cours du petit déjeuner, le directeur Dumbledore annonça qu’il leur avait réservé un petit festin pour le soir même.
-Comme vous l’avez certainement remarqué, expliqua-t-il, le nombre d’élèves restés à Poudlard pour Noël a beaucoup diminué cette année. Je sais que chacun d’entre vous sait pertinemment la raison de cela. Le Seigneur des Ténèbres et ses sectateurs deviennent de plus en plus forts ces derniers temps, les meurtres de plusieurs Moldus de plus en plus fréquents. C’est pourquoi certains parents ont préféré garder leur  enfants près d’eux, -en parfaite sécurité, disent-ils-. Mais je tiens à vous préciser une chose : en ces temps troubles, Poudlard est bien plus sûre comme endroit que toutes les maisons du monde.  Cependant, je souhaiterais que vous restiez tout de même vigilants, surtout pendant les sorties à Pré au Lard.
J’ai pensé qu’un léger petit divertissement ce soir nous ferait oublier la situation dans laquelle nous nous trouvons. Et comme je le dis toujours, mieux vaut profiter du bonheur tant qu’il en reste un petit peu dans le monde. Il ne faut pas se morfondre sur notre sort. Ayez une bonne foi en votre destin, et tout ira bien.
Revenons-en au sujet initial ; ce soir, j’ai organisé un petit dîner autour d’une table ronde, en compagnie de moi, et des quelques professeurs restés au sein de l’établissement. Vous pouvez y participer si vous le souhaiter, et le contraire est possible aussi.
Vous pouvez continuer ce que vous avez commencé, c’est-à-dire votre petit déjeuner.
Sirius se pencha vers l’oreille d’Aludra et, tandis que des vagues d’applaudissements déferlaient sur la grande salle, il lui chuchota tout bas :
-Dumbledore a raison. Poudlard est plus sûre que tout autre endroit, tu ne crois pas ?
-Si. Et tu comptes aller au festin ce soir ?
- Je ne sais pas, peut-être que oui. Et toi ?
-Si tu ne viens pas, moi non plus.
-Est-ce que tu veux y aller ?
-Sans façon ? Ouais.
-Alors je viens.
-Merci, Sirius, t’es adorable.
Et elle lui serra gentiment la main.
-Oh, ce n’est rien. Après tout, Dumbledore a vu juste. On a vraiment besoin d’un peu de bonheur en ces temps troubles.
-Ouais, sûrement.
Dix heures après, Aludra et Sirius étaient en train de se préparer. Tous les deux avait opté pour la discrétion. Aussi le jeune homme avait-il mis un Smoking noir, et la jeune femme avait-elle enfilé une robe qu’elle trouvé un peu osée pour son décolleté plongeant et son dos nu mais assez simple, sa couleur bleue foncée faisant clairement ressortir le châtain aux reflets roux de ses cheveux.
Une fois prête, elle descendit retrouver Sirius.
Ce dernier était affalé sur le canapé, et dès qu’il entendit des pas provenant des dortoirs féminins, il se retourna pour voir la jeune femme descendre les escaliers.
-Tu es…très belle.
-Merci, Sirius. Tu n’es pas mal non plus !
-Pas mal ? Tu es accompagnée par le plus beau des Maraudeurs, et tout ce que tu trouves à me dire, c’est que je suis pas mal ? Plaisante-t-il.
-Bon, ok. Tu es très, très beau. Ca te va ?
-Bien sûr que ça me va ! Je plaisantais. On y va ? Demanda-t-il en lui tendant la main.
Elle la saisit et répondit : -Bien sûr.
La soirée se passa à merveille pour tout le monde. On riait, plaisantait, parlait de tout et de rien. Aludra et Sirius se chuchotaient quelques fois des remarques à propos des blagues pas très rigolotes du professeur Slughorn ou Dumbledore.
Finalement, après avoir dégusté le plus beau repas de l’année, les deux Gryffondors montèrent à leur salle commune. Aludra allait gravir la première marche des escaliers menant vers les dortoirs féminins quand elle entendit Sirius la héler :
-Aludra ! Attends !
-Oui ?
-Descends, je voudrais te parler…
-O.K.
Elle revint vers lui, et à sa grande surprise, le jeune homme la prit par la main et l’entraina dans son dortoir.
-Sirius, mais qu’est-ce qui te prend, bon sang ?
-Je t’expliquerai quand on sera arrivés à mon dortoir. Sois patiente, veux-tu ?
Ils arrivèrent enfin à destination, et il la lâcha enfin.
-Tu ne voulais quand même pas dormir à cette heure-ci ? On est en plein réveillon et Miss Cooper veut dormir à 22h ? Reprit-il.
-Bah, si, puisque je n’ai rien à faire…
-Rien à faire ? Ce n’est pas en compagnie d’un Maraudeur que tu vas t’ennuyer, ma belle !
-Et t’as prévu quoi ?
-Un jeu de Moldus que j’aime bien…
-T’es sûr que ça va, Sirius ?
-Absolument, pourquoi ?
-Un sang pur qui aime des jeux Moldus, on n’en voit pas tous les jours !
-Epargne-moi ces foutaises, s’il te plait !
-Ok, ok, et c’est quoi ce jeu ?
-Action/ Vérité.
-Ah, ouais, je connais ce jeu, Nelly m’en a parlé !
-Nelly ?
-Une amie née-Moldue.
-Content que tu n’utilises pas l’autre terme !
-Bref. Ne prends pas la peine de m’expliquer le jeu, je sais très bien en quoi ça consiste. On commence ?
-Quand tu voudras. Par galanterie, je te laisse jouer la première.
-Merci bien.
-Action ou vérité ?
-Vérité, mais vas-y mollo !
-Qui est la personne qui compte le plus pour toi, en ce moment ?
Elle avait senti comment le Maraudeur avait prononcé les trois derniers mots, et elle savait pertinemment qu’il connaissait la réponse d’avance.
-Toi. Répondit-elle. Tu ne serais pas un peu Serpentard, toi aussi ? Tu savais ce que j’allais répondre !
-Je voulais l’entendre de ta propre bouche, pour en être sûr.
-N’importe quoi ! C’est ton tour ; action ou vérité ?
-Action. Après tout, je suis Gryffondor, et comme on dit, se précipiter d’abord, poser des questions plus tard.
-Oui, oui, c’est ça. Je te défie de…J’ai trouvé ! Je te défie de descendre à la salle commune appeler les sixième années pour venir jouer avec nous.
-Quoi ?! Mais pourquoi ?
-Je ne sais pas…Ca serait plus divertissant ! Plus on est de fous, plus on rit.
-De toute façon je n’ai pas le choix. Je reviens.
Deux minutes plus tard, (n.d.a : il est rapide, notre Sirius <3) Sirius revint suivi d’une demi-dizaine de Gryffondors. Heureusement, Aludra les connaissais tous et les appréciait. Il y avait trois garçons ; Kevin, Brendan et Jack, et deux filles ; Ally et Veronica.
-Coucou, les gars ! Lança-t-elle, et elle reçut cinq « Salut, Aludra ! » accompagnés de grands sourires.
Sirius leur expliqua la procédure du jeu puis les sept Gryffondor s’assirent en cercle sur un tapis. Ils décidèrent de jouer à tour de rôle en commençant par Ally, qui choisit Aludra.
-Action ou vérité ? Demanda-t-elle.
-Action. Répondit l’interpellée.
-Bien. Je te défie de lancer un clin d’œil au garçon que tu trouves le plus beau dans cette pièce. Et si ça peut te faciliter la tâche, les filles vont fermer les yeux.
-Hé ! L’interpella Sirius. C’est de la triche, Ally. Vous ne fermerez pas les yeux. Sérieusement, à quoi peut bien servir une action si on ne la voit pas s’accomplir ?
-Sirius a raison, Ajouta Aludra. Veronica et toi pouvez regarder…A qui puis-je bien lancer ce clin d’œil ? Grommela-t-elle.
D’après la rouge et or, tous les quatre garçons qui étaient dans la pièce étaient plutôt mignons. Cependant, elle préférait Sirius, mais ne voulait pas attrister les autres en le désignant lui.



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