News:

Un nouveau blog va être spécialement créé pour la longue fiction "Fuck what they think" (F.W.T.T)

dimanche 7 septembre 2014

Tout d'abord, une lettre.

Le monde sorcier est en fête, car Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom a été enfin réduit à néant par nul autre qu’Harry Potter. A Poudlard, le héros est acclamé par tout le monde.
A des centaines de kilomètres de là, un jeune homme encapuchonné a demandé un encrier, un morceau de parchemin et une plume dans un pub. 

« Potter,
Si un jour on m’avait dit que je t’écrirais cette lettre, j’aurais sûrement ricané, j’aurais envoyé balader celui qui aura osé prétendre ce fait, j’aurais piqué une crise, mais je n’aurais sûrement pas approuvé, sûrement pas.
Donc voilà, je me trouve dans l’obligeance de t’écrire aujourd’hui, puisque je sais qu’un jour ou l’autre, ils me trouveront ici, et n’hésiteront pas à me tuer. Je te dirai simplement ce que j’ai à dire, ni plus ni moins. Je pense que tu as vite deviné qui je suis. Tu es moins sot que je ne le pensais –suis-je en train de te complimenter, Potter ? Sûrement pas. Je ne saurais pas le faire même si ma vie en dépendait. Je te persécute depuis bien trop longtemps, et les anciennes habitudes sont parfois très difficiles à oublier-. J’ai toujours sous-estimé ta capacité intellectuelle jusqu’à quelques jours près. Jusqu’à ce que je sache pour les…horcruxes. Jusqu’à ce que tu triomphes.
Tu sais que chaque sorcier portant la Marque des Ténèbres sur son avant-bras est poursuivi. Pas pour les crimes qu’il a faits, mais pour le simple fait qu’il soit un Mangemort. Le Ministère tient à ce que nous soyons tous condamnés. Il préfère enfermer des innocents à Azkaban plutôt que d’entendre raison et d’organiser des procès.
C’est pour cela que depuis la chute du Seigneur des Ténèbres, je cours toujours. Mes parents n’ont pas voulu me suivre. Père croit que sa fortune résoudra ses crimes, et Mère n’a aucun problème contre la mort, elle dit qu’elle préfère quitter ce monde plutôt que de vivre encore plus de malheurs.
Je sais on ne peut mieux qu’ils réussiront à m’avoir. Je me contente juste de retarder ce moment jusqu’à ce que tu reçoives ma lettre. L’important n’est pas ta réaction ou ta réponse. L’important est que tu te rendes compte de ce que tu as ignoré, de mes sentiments refoulés depuis trop longtemps. Maintenant, je les laisserai refaire surface, juste pour te raconter mon histoire. Juste pour que tu saches à quel point les remords d’un homme peuvent être meurtriers.
J’ai fait tous les mauvais choix possibles. Dumbledore l’avait remarqué, et essayait de me le faire comprendre, mais en te traitant de sot, je ne me suis pas rendu compte que c’est moi qui l’était. Ce n’est que maintenant que je m’en rends compte, maintenant qu’il est trop tard de revenir sur mes pas.
Je ne dirai pas que tout ce qui m’est arrivé est à cause de toi, non pas parce que ce n’est pas une réalité, mais seulement parce que tu as eu beaucoup trop d’ennuis pour le reste de ta vie, et beaucoup trop de regrets, de remords. Je sais plus que je ne devine tes sentiments, Potter, je sais que tu te dis que tout ces gens sont morts pour toi, que tout est à cause de toi, et c’est pourquoi je ne te dirai pas que mon sort est de ta faute pour que tu ne pleures pas pour moi. Je déteste voir les gens avoir de la peine pour moi.
Notre histoire commence le jour où je t’ai tendu la main, où j’ai voulu devenir ton ami. Mon père ne cessait de me répéter que je devais bien choisir mes amis. Il m’a appris la grandeur. Plus jeune, il m’avait raconté ton histoire. Le célèbre Harry Potter, réduit le Grand Seigneur des Ténèbres au silence, âgé seulement d’un an. J’étais impressionné, tu incarnais la grandeur et la célébrité que je voulais avoir, et si je ne pouvais pas être toi, quel autre choix que de devenir ton meilleur ami ? Quel autre choix que d’être un frère pour toi, un second toi, ton autre moitié.
Je t’ai tendu la main, plein d’espoir, mais tu as refusé, tu as préféré ce Weasley à moi. J’étais triste et abattu, mais mon enfance m’avait appris à ne jamais laisser transparaître des sentiments vulnérables alors j’ai laissé ressortir mon amertume en forme de dégoût, de haine et de violence.
Si je t’ai martyrisé aussi mutuellement que physiquement pendant toutes ces années, c’est seulement par jalousie, non par hargne.
J’ai essayé de formuler la demande qui suivra pour la rendre moins personnelle, mais tout ce que je trouve à te dire c’est : Pardonne-moi, Potter. Excuse-moi pour tout ce mal que je t’ai fait.
Si la chute du Lord Noir m’a attiré toutes sortes de problèmes, elle a enthousiasmé le reste de la planète, alors je suis content pour vous plus que je n’ai peur pour ma propre vie. Et je te remercie Potter, car tu es l’auteur de toute cette joie. Estime-toi heureux d’être aimé par tout le monde, et n’aie pas pitié de moi.
Je n’ai semé sur le chemin de ma courte vie que haine et désespoir, je ne mérite pas mieux que l’enfer dans lequel je me trouve maintenant.
En essayant de protéger ma famille et mes amis, je me suis oublié moi-même et voilà que j’en paie le prix.
J’entends un groupe de pas au fond de la ruelle. Ils viennent pour moi, j’en suis sûre. Le barman a sûrement reconnu ma tête mise à prix. Il les a prévenus et ça ne me pose aucun problème. Mon seul souci était de t’écrire cette lettre, et me voilà parvenu à sa fin. Ils entrent dans le pub. Je vois le barman leur indiquer ma direction d’un mouvement de menton. Je les sens s’approcher. C’est la fin.
Adieu, Potter.
Drago Ma- »

Le lendemain matin, Harry Potter est réveillé par un hibou. Il a reçu un paquet qu’il ouvre précipitamment. Il contient un papier et une lettre. Harry décide de commencer par le papier.
« Monsieur Potter,
L’un des Mangemorts en fuite, Drago Malefoy, a été capturé hier aux environs de dix-huit heures du soir. Le criminel en question avait dans sa main un morceau de parchemin, et ne cessait de crier : ‘Donnez cette lettre à Harry Potter ! Je vous en conjure, c’est mon dernier souhait ! Donnez-la à Potter !’
Nous avons donc fait passer des tests sur l’objet en question, et il se trouve qu’il ne contient aucune trace de magie noire, ni de sorts cachés.  C’est pourquoi le dernier souhait de Monsieur Malefoy a été exécuté, la demande ne présentant aucun danger pour vous. La lettre est au fond du colis.
Avec tous mes sentiments distingués,
Kate Wide,
Chef du bureau des Aurors. »

Harry s’empara aussitôt de la lettre restée au fond du colis et s’assit sur son lit tout en la lisant.
Il fronçait ses sourcils à mesure qu’il avançait dans sa lecture, et ses joues rosies par le froid d'octobre commençaient à perdre leurs couleurs. Il n'aurait jamais cru que Malefoy réussirait à aussi bien se confier à quelqu'un, et encore moins à lui! Il n'aurait jamais pensé non plus qu'il lui parlerait comme ça, sans répliques cinglantes, sans le traiter des plus offensants surnoms qui soient comme "Le balafré" ou encore "Saint Potter", sans insulter ses origines ni celles de Ron ou d'Hermione. Et ceci lui allait droit au coeur. Il finit la lettre avec un pincement au coeur, puis, pris d'une soudaine alerte, Harry relut le dernier paragraphe, ainsi que la signature. Il comprit tout à coup. [i]Les aurors ont attrapé Drago Malefoy et il sera condamné à mort au plus vite.[i] Il descendit aussitôt les étages du square Grimmaud, en direction de la chambre de ses meilleurs amis, où il trouva une Hermione paisiblement entourée des bras de Ron. Il eut un pincement au coeur de les voir heureux ensemble alors que lui ne pouvait pas être avec Ginny. Il réveilla aussitôt Ron, perdu dans son sommeil malgré les agitations matinales de son meilleur ami. Ce dernier gémit et se fourra encore plus dans sa couverture en guise de réponse. Harry dût redoubler d'efforts pour que Ron se réveille enfin, maudissant son ami: -Qu'est-ce qui te prend, Harry? Il est 2H du mat'! -Urgence, Ron. Habille-toi, je réveille Hermione. -Pas la peine, Harry. Répondit Hermione sous la couverture. Ron m'a donné un coup de pied instinctif. C'est toujours comme ça quand il ne veut pas se réveiller. En d'autres circonstances, Harry aurait pouffé de rire puis tourné la tête en voyant Ron embrasser Hermione et lui fournir ses plus plates excuses, mais maintenant, il les regarda faire, sentant sa rage bouilllner de plus en plus en lui. -J'AI DIT QUE C'ÉTAIT UNE URGENCE, MERDE! Rugit-il. EPARGNEZ-MOI VOS AMOURETTES ET HABILLEZ-VOUS! NOUS DEVONS ALLER AU MINISTÈRE! -Au ministère? Demanda Hermione. Mais pourquoi faire, Harry? -Je vous en parlerai une fois en route. Cria-t-il en rejoignant sa chambre. Ron et Hermione échangèrent un regard perplexe et s'executèrent tandis qu'Harry, deux étages plus haut, déjà habillé, avait sa tête dans la cheminée. -Harry? S'exlama Kingsley Shacklebolt dans son bureau. Il venait de percevoir le visage de Harry dans la cheminée. -Bonjour Monsieur le Ministre. Je sais qu'il fait encore nuit, mais le besoin presse. -Ce n'est pas grave. J'avais prévu de régler des dossiers supplèmentaires cette nuit. Et que me vaut cette visite? -Simple curiosité: vous savez qu'ils ont attrapé Malefoy? Les Aurors. -Mais par Merlin Harry, je suis Ministre, bien sûr que je le sais. -Et quelle sentence a-t-il reçu? -Monsieur Malefoy a été condamné à mort par le baiser du Détraqueur, comme tous les autres Mangemorts. Il sera executé aujourd'hui, à l'aube. Je ne veux pas de détraqueurs dans le Ministère, mais Miss. Wide tient absolument à le voir mourir dans son bureau. -Vous êtes sérieux?! Mais Malefoy n'a commis aucun crime ni délit pendant sa vie entière! Il m'a même aidé quand nous avons été capturés par les Rafleurs. Et il va être condamné à l'aube, mais c'est à une demi-heure près! -Je ne suis pas sadique, Harry. Je n'ai jamais voulu voir quelqu'un souffrir, mais je me dois d'assurer mon rôle de Ministre de la Magie. Un Mangemort reste un Mangemort. Harry lui lança l'un de ses regards les plus noirs, puis disparut dans les cendres. Une demi-heure après, Harry Potter fait irruption au Ministère de la Magie, sèmant la zizanie parmi les employés et les visiteurs, courant dans les dédales du vaste endroit à en perdre haleine. Quelques secondes après, il ouvre la porte du bureau de la chef des Aurors et assiste au plus horrible spectacle de toute son existence. Hermione pousse un cri horrifié et la mâchoire de Ron semble s'être décrochée sous le choc. Devant le trio se trouve Drago Malefoy, ligoté, tapi sur le dos, par terre, les yeux fermés, un sourire paisible sur son visage, au dessus de lui, un Détraqueur sans cagoule qui s'approche dangeureusement du visage du jeune homme. Harry court jusqu'à la créature immonde, brandissant sa baguette d'où jaillit un magnifique cerf. Le temps semble se ralentir pour Harry. Le cerf donne un coup de bois au Détraqueur, qui s'envole par la fenêtre. Trop tard. Tout s'effondre autour d'eux. Tout le monde a vu l'âme du garçon blond le quitter avant que le patronus ne parvienne à éloigner la créature ténèbreuse de lui. Hermione pousse une lamentation déchirante. Ron ferme les yeux et secoue la tête de droite à gauche comme sa dénégation pouvait changer la réalité. Harry se précipite sur le corps sans vie de Drago, le défait de ses liens et le prend dans ses bras, ignorant les regards effarés de ses amis. Une larme coule douvement sur sa joue, puis d'autres en suivent. Drago pouvait être son ennemi autant qu'il le pouvait, Harry n'oubliait pas qu'il était humain comme eux, et qu'il avait mérité la vie qu'on lui a trop vite prise. Des heures passèrent ainsi, qui semblèrent à Harry être des jours, Drago toujours serré contre lui, le fantôme de son dernier sourire toujours gravé sur son visage. A chaque fois, Hermione et Ron s'effaçaient pour laisser entrer des employés du Ministère, pour emmener le corps sans vie. A chaque fois, Harry les envoyait paître. -VOUS AVEZ TUÉ UN INNOCENT, ET VOUS OSEZ VOUS PRÉSENTER DEVANT MOI?!?! IL RESTE MALFOY MAIS IL EST UN HOMME. VOUS ÊTES DES HOMMES COMME LUI ALORS VOUS N'AVIEZ PAS LE DROIT DE METTRE FIN À SES JOURS PAR SIMPLE DÉCISION? BÂTARDS! Hurlait-il. À chaque fois, ils rentraient bredouille.



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire